Comment trouvez vous le titre juste ici en haut? C'est pas demain la veille du jour où on écrira cette phrase sur un papier inséré dans un biscuit chinois. Vous savez quoi? Plus tôt ce mois-ci vous étiez conviées à un colloque de quelques jours sur pas loin d'exactement le même sujet: La tuerie de l'École Polytechnique vingt ans plus tard: les violences masculines contre les femmes et les féministes. Je te trouve bizarre comme titre ne serait-ce qu'en égard à sa syntaxe. Plus personne ne fait des phrases sans verbe depuis l'âge de bronze; c'est quoi le projet? Ça rappelle le titre d'une thèse savante sur un sujet pointu. Ce n'est pas le cas ici on sentirait même que ça veut se donner les airs de quelqu'un qui pète plus haut que le trou. C'est pas tout ce qui me dérange. Il y a l'idée invraisemblable qu'il puisse exister quelque chose qu'on désigne quand on parle de violences masculines et qu'elles soient dirigées envers quelque chose d'abstrait qu'on appelle ici les femmes. C'est qui ça? Est-ce que les femmes couche avec le bonhomme sept heures?
Cette année elles ont ajouté la suggestion qu'il existerait des violences masculines contre les féministes. Les voyez-vous ramper dans la boue derrière le bosquet? Elles nous en préparent une belle. Elles sont convaincues que personne ne le remarque. Selon vous c'est quoi, ça, des violences masculines contre les féministes? Est-ce qu'un homme qui oserait critiquer le féminisme ou celles qui en profitent pourrait être accusé d'avoir commis des gestes de violence verbale contre les féministes? Vous pensez que j'ai l'imagination fertile. Regardez plus loin que le verre de vos lunettes. Ça fait longtemps qu'une femme qui dit être victime de violence conjugale remporte la totalité du magot avec, en prime, la possibilité d'anéantir l'existence du père de ses enfants. Pas besoin de preuve. Il suffit que la dame prétende avoir craint pour sa sécurité pour que le gars passe la fin de semaine au poste à espérer qu'un avocat dans ses prix soit capable de s'occuper de sa défense. En attendant son procès on ne saurait lui accorder la garde, même partagée, de ses enfants. Après le procès les enfants resteront avec leur mère dans la résidence familiale dont il finira par perdre les droit propriété. Égorgé par la pension, les frais d'avocat, la perte de son milieu de vie, la rupture avec ses enfants; faut-il se surprendre que le taux de suicide au Québec mériterait une médaille d'or si la discipline était inscrite aux Jeux Olympiques.
C'est une arme trop dangereuse pour la laisser entre les mains de femmes qui sont en processus de rupture. Vous vous marieriez avec une femme qui possède une telle arme. Votre seul espoir c'est qu'elle ne s'en serve pas et très vite on se fait tout petit et on répète oui mon minou. C'est René Lévesque qui doit être fier d'être québécois à l'heure qu'il est.
Il y autre chose. Dans la même phrase on juxtapose le drame de l'école Polytechnique et la légendaire violences masculines contre les femmes et les féministes. Minute on est allés un peu vite en affaire. C'est vrai que du côté des violences masculine et le reste du gnian-gnian-gnian c'est un mensonge qu'on est fatigué d'entendre. Il faudrait changer de disque avant que le public ne lance des tomates. On sait depuis que l'Institut de la statistique du Québec a publié les résultats d'une étude sur la question qu'il existe systématiquement, chaque année, beaucoup plus d'hommes qui sont tués par une femme que le contraire mais je sens qu'on pourrais s'égarer.
Le pauvre Marc Lépine! Voulez-vous bien lui lâcher le squelette tranquille. Des fois il est schizophrène ou sociopathe ou psychopathe ou bien il avait le projet politique de tuer toutes les féministes. Il n'avait pas étudié les science politiques non plus. Il y a une troisième explication qui circule mais, pour la connaître, il faudra attendre la publication du livre ou la sortie du film si vous n'êtes pas pressé. Le plus drôle c'est qu'on affirme que Lépine était fou et qu'il avait un projet politique que partagent ses nombreux admirateurs posthumes. Ne manquez pas La Légende du féminisme en stéréo et en couleurs. C'est mal élevé de vouloir tout mettre dans son assiette à un buffet.
Le titre du colloque, lui aussi, ressemble à l'assiette d'un goinfre à un buffet. Il contient trop d'éléments disparates pour ne pas être le ramassis ce ce qu'on auteur a réussi à y entasser. On trouve souvent chez ceux qui ont un projet politique la croyance que la répétition d'une formule décérébrée déclenche la sympathie du public envers le projet politique que défend la personne qui répète cette formule. C'est peut-être vrai mais je préfère croire que ceux qui, avec moi, forment la société dans laquelle nous vivons sont capables d'un peu mieux que de se faire dire quoi penser par des guignols et des péquistes. Quand on donne au programme d'un colloque un titre aussi chargé c'est qu'on a pris l'habitude de s'emplir les poches de tout ce qui traîne. Leurs méthodes ressemblent au titre de leur colloque; on y sent un arrière goût de pillage. C'est quoi le contraire de minimaliste? Excessif? Je suis de ceux qui croient que cette persistante odeur de chien crevé qui s'est répandue dans l'air n'est pas insignifiante.

