La Gazette des gonzes


Content d'être un gars Glad to be a guy


Le 14 juin 2009


Yves Pageau

Anabelle Nicoud

La semaine dernière le comique Dieudonné présentait une série de spectacles à Montréal. Dans l'article que publie Anabelle Nicoud (La Presse, Dieudonné: après les sionistes, les féministes...) la journaliste retient surtout la critique de l'humoriste envers la dictature de la bien-pensance féministe. Elle conclut son texte par cette phrase: "Ce dont Montréal peut assurément se passer."

Pensez-y. La dame suggère-t-elle qu'on interdise de tribune tous ceux qui ne partagent pas ses croyances? C'est ce que je comprends. Peut-être la dame en question s'est-elle mal exprimée, Peut-être n'avait-elle pas réfléchi à la portée de sa phrase avant de l'écrire. Peut-être aussi que la dame n'a pas l'habitude de réfléchir et qu'elle se conforme au dogme qu'on inculque à l'UQÀM. Peut-être, tout simplement, la dame refuse-t-elle qu'on puisse se permettre de tenter de relever quelque défaillance que ce soit dans la forteresse féministe. C'est quand on est bête qu'on devrait être interdit de tribune et madame Nicoud est de ceux là.

Je m'excuse de revenir là dessus mais on devrait respecter les croyances de chacun. Ils me font bien rire ceux qui souhaitent interdire de tribune l'expression d'idées envers lesquelles ils éprouvent un désaccord farouche. De l'enfantillage. Personne n'a jamais choisi une orientation politique en appréciation pour la qualité des banderoles du camp qui l'appuie. Je comprends que vous soyez frue-de-même. Il va falloir apprendre à vivre sans le dogme qu'on inculque à l'UQÀM.

Pour revenir à la dame Nicoud si j'étais son employeur je m'interrogerais sur la pertinence de continuer d'offrir une tribune à quelqu'un qui manque visiblement de maturité. Ce n'est pas nécessaire de la congédier vous pourriez simplement lui offrir un poste où elle pourrait garder le mystère autour de ses capacités intellectuelles.