Emballage de produit: Bazzo
Prétentieuse est le mot décrit le plus exactement la
Michèle
Richard de Télé Québec. Le personnage prétend être ce qu'il n'est
pas. Marie-France Bazzo est prétentieuse. Il faut la voir. Il y a
quelque chose qui ne marche pas avec cette gueule de boxeur fringuée
dans une panoplie de Barbie. Pour que le personnage soit plausible
il faudrait prétendre croire qu'on a affaire à une Barbie. On n'y
croit pas et ce n'est pas la surenchère des codes féminins qui peut
nous en convaincre. On a l'impression d'avoir affaire à un travesti
empêtré dans un excès de signes féminins. Le résultat est une
catastrophe. Le personnage pue la supercherie.
Il y a
aussi un parfum de supercherie dans cette façon qu'elle a de
prétendre être une intellectuelle. Quelqu'un qui évite d'adresser la
parole à tous ceux qui ne font pas partie de sa famille idéologique
ne mérite pas de prétendre être une intellectuelle. Marie-France
Bazzo vit, elle aussi, au-dessus de ses moyens. Elle ne quitte pas
la sécurité de l'Église des trois S: syndicalisme, séparatisme et
socialisme. Si elle était aussi forte qu'elle demande qu'on croit
qu'elle est la Bazzo chercherait le dialogue. Elle a autant
d'envergure intellectuelle qu'un travesti incarne la féminité. Il
faudrait ne pas avoir d'esprit critique pour prétendre y croire.
Le
personnage serait pourtant fascinant s'il était plus honnête.
Qu'est-ce que c'est que cette invraisemblable coiffure de blondasse
dont le principal objet est de distraire du visage ingrat de
l'intéressée. On en vient à se demander à quoi la Bazzo pourrait
bien ressembler avec un soupçon de simplicité. Comme boudin déguisé
en Barbie elle est mochissîme; comme fille qui accepterait de se
montrer telle qu'elle est je suis certain qu'elle pourrait être
émouvante. Personne n'avait encore osé lui en faire la suggestion.