Le Conseil du statut de la
femme déposait récemment son avis Le sexe dans les médias :
obstacle aux rapports égalitaires qui est en fait un rapport
subventionné par ledit Conseil et suivi de recommandations. Les
conclusions sont à l’effet qu’il y a trop de
sexe dans les médias, que ces derniers véhiculent des
stéréotypes, que les adolescents commencent leur vie sexuelle
active plus tôt qu’avant, que la pornographie est facilement
accessible sur Internet, que 80 % des jeunes pensent que les
gens beaux sont favorisés et autres énoncés du même genre.
Je ne sais pas combien
notre cher et désuet Conseil du statut de la femme a payé pour
ce rapport mais j’aurais pu leur écrire ces conclusions
gratuitement tellement elles sont connues.
Soyons honnête, le rapport
traite de l’impact négatif de la sexualisation des médias sur
les jeunes, garçons et filles. Cependant, lorsqu’on en arrive à
la conclusion finale, soit l’inégalité des rapports entre ces
garçons et filles, on considère bien évidemment que les premiers
sont les dominants et les secondes sont les victimes. Quoi de
neuf!
Le Conseil reconnaît et
déplore l’échec de la lutte aux stéréotypes. À quoi
s’attendaient ces dames? Il existe deux
types humains : l’homme et la femme, le mâle et la femelle, la
verge et le vagin, la testostérone et l’œstrogène. Ce ne sont
pas des STÉRÉO-types mais des TYPES naturels, des types
différenciés qui ne pourront jamais au grand jamais être abolis.
En fait, à bien y penser,
ce sont nous les hommes qui devrions déplorer le sort que le
féminisme a réservé au type masculin. Les féministes ont dénoncé
la femme-objet dès leurs premiers écrits. La femme sensuelle ou
sexuelle, pomponnée, bichonnée, épilée,
coiffées, maquillée et habillée sexy, présentée dans les mass
médias était la cible à abattre. Qu’en est-il trente plus tard?
Voit-on désormais dans les publicités des femmes qui ne
maquillent pas et ne se rasent plus les jambes? Voit-on des
touffes de poil féminin? Non!
Ce qu’on voit cependant,
ce sont des éphèbes épilés, à la peau douce, aux traits
féminins, à la musculature prononcée mais aux autres attributs
féminisés. Qui a perdu la bataille? La virilité. Les hommes. Pas
les femmes, certainement pas les femmes. Elles nous font
maintenant suer en gérant l’État avec leurs hormones et en
tailleurs Chanel.