La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 3 Juin 2008
Yves Pageau

Communauté journalistique agent de changement

La classe politique est incapable de s’extirper du piège dans lequel l’État s’est embourbé. Les centaines de milliers de dollars consacrés chaque année par les gouvernements aux organismes fémicentristes leur donne accès à un formidable pouvoir sur les décisions politiques de ceux qui sont réputés être les représentants de l’électorat. Si la ministre de l’éducation admet ne plus disposer de la latitude politique nécessaire pour accomplir sa mission c’est que le pouvoir politique est en voie d’être exercé par les groupes de pression qui se sont fondus à l’appareil gouvernemental. Dans un article que publiait La Presse dans son édition du 4 avril 2008, Des horreurs dans les organismes communautaires[1] le journaliste Denis Lessard  annonce que le Vérificateur général du Québec est préoccupé par le manque de contrôle exercé sur les organismes communautaires.

Comme il fallait s’y attendre un organisme fémicentriste, la Table des regroupements provinciaux d'organismes communautaires et bénévoles publiait quelques jours plus tard un communiqué dans lequel l’organisme demande au journal La Presse de se rétracter.[2] L’information leur avait déplu.

Le procédé est courant. Quelques jours plus tôt des organismes communautaires avaient manifesté leur mécontentement auprès de l’Agence de la santé et des services sociaux de la région du Saguenay, L’événement avait été rapporté dans un article dont le titre donne raison aux manifestants : L’Agence ne reconnaît pas la valeur réelle des organismes communautaires!.[3]

Les groupes communautaires fémicentristes constituent une force politique qui n’est soumis à aucune des mécanismes de contrôle qui s’appliquent soit envers la classe politique soit envers les groupes de pression. Ils circulent sous les radars et imposent leurs lois avec la complicité des médias et de la classe politique. Sous prétexte de servir les intérêts de la moitié de la population de sexe féminin des sommes colossales sont mises au service d’organismes dont la seule mission est d’assurer leur pérennité. Ces organismes qui se sont intégrés au sein des gouvernements exercent un contrôle démesuré sur les affaires de l’État. Menacent-ils la démocratie ? Personne n’a encore osé poser la question.

Quand l’appareil gouvernemental est paralysé par le contrôle d’organismes ce serait à la communauté journalistique d’intervenir, de lever le voile sur des situations anormales et d’offrir une tribune aux problématiques masculines que l’État n’est pas en mesure de reconnaître. Comment se fait-il que la situation soit bloquée à ce point ? Les médias seraient-ils, eux aussi manipulés par le Pouvoir féminin?


[1] Des horreurs dans les organismes communautaires
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[2] « Des horreurs dans l'éthique journalistique » - réaction aux propos de Denis Lessard publiés dans le journal La Presse le 4 avril 2008
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[3] L’Agence ne reconnaît pas la valeur réelle des organismes communautaires !
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