La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 2 Juin 2008
Yves Pageau

Pourquoi les questions masculines sont-elles ignorées?

Michèle Courchesne, la ministre de l’Éducation du Québec accordait récemment une entrevue à Benoît Dutrizac[1] au cours de laquelle elle reconnaît ne pas disposer de la latitude politique qui permettrait au ministère qu’elle dirige d’offrir des services adaptés aux besoins spécifiques des garçons. Elle déclare qu’elle sait qu’on lui reprocherait, si elle le faisait, de négliger la clientèle féminine du ministère de l’éducation.

La déclaration de madame Courchesne établit clairement l’existence d’une concurrence antagoniste menée par les groupes de pression qui profitent de l’idéologie fémicentriste envers les problématiques masculines. La stratégie consiste à faire taire les discours masculins en les accusant de s’opposer à l’avancée des femmes.

Un néologisme est apparu : masculinisme. Ce serait comme le féminisme mais son contraire. Pour bien comprendre ce que pourrait être le contraire du féminisme il faudrait d’abord se demander comment il se définit. Rien n’est moins clair. Le mot féminisme évoque l’idée d’égalité entre les femmes et les hommes. Alors que l’égalité est une notion réversible le féminisme ne l’est pas. Il aurait fallu s’étonner que la politique gouvernementale en matière d’égalité des sexes ait été élaborée et est appliquée par le Ministère de la Condition féminine. Ceux qui ont tenté d’en souligner l’incongruité n’ont malheureusement pas le droit de participer au débat. Ils seraient des masculinistes qui, comme chacun le sait, ne sont pas des citoyens de plein droit.

[1] Michèle Courchesne accorde une entrevue à Benoït Dutrizac le 17 mai 2008
http://www.985fm.ca/mp3_entrevues.php?id=161