Le
mouvement masculiniste
au Québec
L’idée reçue dans les médias
est que les problématiques masculines n’intéressent que des
masculinistes maladroits qui sont interdits de tribune parce
qu’ils sont des masculinistes. Personne ne s’était
intéressé de savoir qui sont ceux qu’on accuse et condamne sans
les entendre pour crime de masculinisme. On se contente
d’en évoquer l’existence en suggérant qu’il s’agit d’êtres
immondes. En défendant les problématiques masculines ils se
rendent coupables de déroger au discours dominant. Ils ne seraient
essentiellement que des anti-féministes.
Selon cette logique il
serait impossible de se préoccuper des problématiques masculines
puisque ceux qui prétendent le faire ne chercheraient qu’à ramener
les femmes à une époque révolue ou les jupes se portaient à
mi-mollet et ou seuls les hommes avaient le droit de vote.
Le raisonnement qui suppose l’opposition du
masculinisme maléfique au féminisme angélique a été
sérieusement ébranlé par la publication récente d’un livre sur la
question, Le Mouvement masculiniste au Québec.
Les nombreuses entrevues accordées par les co-directeur de
l’ouvrage collectif
ont levé le voile sur l’hostilité politique entretenue dans les
milieux fémicentristes envers les problématiques masculines. Des
personnalités comme Nathalie Collard, Marc Laurendeau, Pierre
Reid, Georges-Hébert Germain. Guy Corneau et Mathieu-Robert Sauvé
sont condamnés pour crime de masculinisme. Du coup on se
rend compte de l’insignifiance du terme masculinisme. Il ne
s’agit que d’une injure servant à faire taire des propos qui n’ont
rien d’illégitime. Ceux qui ont été accusés de ce crime ont
compris combien il est désagréable d’être ainsi placés dans une
position où ils doivent se justifier de leur innocence.