Hillary Clinton s’est encore lâchée ce week-end. En
évoquant ouvertement l’assassinat de Bob Kennedy à la fin des
primaires en juin 1968, tout en pensant implicitement à Barak
Obama, elle jette un pavé toxique dans la mare.
Est-ce une réponse spontanée?
A ce niveau de visibilité publique et dans une campagne où chaque
mot compte, difficile à croire. Hillary est forcément coachée.
Depuis le début de sa campagne et avant chaque intervention, elle
prépare avec son équipe ce qu’elle doit dire, en fonction de la
population touchée et de l’ambiance du moment, voire d’une
stratégie préétablie. Une telle sortie ne tombe pas du ciel.
Alors que penser?
Première hypothèse: ce sont des propos non
intentionnels. Alors, cette dame qui se prévaut de son expérience
politique et de sa sagesse fait piètre figure. A rapprocher de sa
sortie quand elle a affirmé avoir atterri dans les Balkans sous
les balles des snipers. Les archives vidéos ont montré exactement
le contraire. Elle s’en est justifiée en mettant cela sur le
compte de sa mémoire. Si c’est le cas, et si sa sortie de samedi
est non intentionnelle, on est en droit de se demander si la tête
de madame est bien en place. Dangereux si elle était élue. Après
Georges W. Bush et ses délires paranoïaques, Hillary et et sa
confusion mentale?
Deuxième hypothèse: ces
propos sont intentionnels. Ils sont une provocation délibérée. Le
message étant, au mieux: “Votez utile, car Obama pourrait être
assassiné avant les élections” (voire après comme John Kennedy).
Et au pire: “Je souhaite qu’Obama soit assassiné, et si quelqu’un
le tue, personne n’en serait surpris”. Osons pire encore tant qu’à
faire: peut-être veut-elle préparer l’opinion à un meurtre
commandité par quelque responsable de son équipe.
Dans tous les cas de figure,
cette sortie est d’une violence impressionnante et d’un cynisme
rare. Je pense même qu’après cela elle devrait se retirer de la
course.
Mais soyons positifs. Tout
cela montre une évolution très réjouissante de notre société:
l’égalité mâles-femelles est bien réalisée. Les femelles en
politique sont aussi perverses et manipulatrices que les mâles, et
comme eux prêtes à tout pour assurer la réussite de leur ambition
personnelle. Qui disait que la politique faite par des femmes
serait différente? Parlez plus fort, j’entends pas...
Cela montre aussi autre
chose: pour que les manières de faire des hommes soient autant
copiées et imitées, ce qu’ils font doit être vachement bien...
Cela montre enfin que l’important en politique n’est pas d’avoir
des hommes ou des femmes - après tout ils sont interchangeables.
L’important est d’avoir l’agressivité et la volonté de pouvoir
suffisantes.
Merci Hillary pour cette belle démonstration de
l’égalité mâles-femelles et de l’importance des valeurs masculines.
PS: Ciel, j’ai parlé des “femelles”! Vais-je
choquer les féministes, ou les femmes de Suisse? Bah, aucune
raison. Personne n’a été choqué que l’on parle ouvertement des
“mâles” à propos de la manif des pères à Berne le 17 mai dernier.
Femelle est le pendant de mâle: si mâle ne choque personne,
femelle ne choquera pas. Enfin, si j’ai bien compris la
dialectique de l’égalité...
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