La Gazette des gonzes

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Le 25 mai 2008
John Goetelen

Gaffe d’Hillary: une grande victoire pour l’égalité!

Hillary Clinton s’est encore lâchée ce week-end. En évoquant ouvertement l’assassinat de Bob Kennedy à la fin des primaires en juin 1968, tout en pensant implicitement à Barak Obama, elle jette un pavé toxique dans la mare.

 Est-ce une réponse spontanée? A ce niveau de visibilité publique et dans une campagne où chaque mot compte, difficile à croire. Hillary est forcément coachée. Depuis le début de sa campagne et avant chaque intervention, elle prépare avec son équipe ce qu’elle doit dire, en fonction de la population touchée et de l’ambiance du moment, voire d’une stratégie préétablie. Une telle sortie ne tombe pas du ciel.

 Alors que penser?

 Première hypothèse: ce sont des propos non intentionnels. Alors, cette dame qui se prévaut de son expérience politique et de sa sagesse fait piètre figure. A rapprocher de sa sortie quand elle a affirmé avoir atterri dans les Balkans sous les balles des snipers. Les archives vidéos ont montré exactement le contraire. Elle s’en est justifiée en mettant cela sur le compte de sa mémoire. Si c’est le cas, et si sa sortie de samedi est non intentionnelle, on est en droit de se demander si la tête de madame est bien en place. Dangereux si elle était élue. Après Georges W. Bush et ses délires paranoïaques, Hillary et et sa confusion mentale?

 Deuxième hypothèse: ces propos sont intentionnels. Ils sont une provocation délibérée. Le message étant, au mieux: “Votez utile, car Obama pourrait être assassiné avant les élections” (voire après comme John Kennedy). Et au pire: “Je souhaite qu’Obama soit assassiné, et si quelqu’un le tue, personne n’en serait surpris”. Osons pire encore tant qu’à faire: peut-être veut-elle préparer l’opinion à un meurtre commandité par quelque responsable de son équipe.

 Dans tous les cas de figure, cette sortie est d’une violence impressionnante et d’un cynisme rare. Je pense même qu’après cela elle devrait se retirer de la course.

 Mais soyons positifs. Tout cela montre une évolution très réjouissante de notre société: l’égalité mâles-femelles est bien réalisée. Les femelles en politique sont aussi perverses et manipulatrices que les mâles, et comme eux prêtes à tout pour assurer la réussite de leur ambition personnelle. Qui disait que la politique faite par des femmes serait différente? Parlez plus fort, j’entends pas...

 Cela montre aussi autre chose: pour que les manières de faire des hommes soient autant copiées et imitées, ce qu’ils font doit être vachement bien... Cela montre enfin que l’important en politique n’est pas d’avoir des hommes ou des femmes - après tout ils sont interchangeables. L’important est d’avoir l’agressivité et la volonté de pouvoir suffisantes.

 Merci Hillary pour cette belle démonstration de l’égalité mâles-femelles et de l’importance des valeurs masculines.

 PS: Ciel, j’ai parlé des “femelles”! Vais-je choquer les féministes, ou les femmes de Suisse? Bah, aucune raison. Personne n’a été choqué que l’on parle ouvertement des “mâles” à propos de la manif des pères à Berne le 17 mai dernier. Femelle est le pendant de mâle: si mâle ne choque personne, femelle ne choquera pas. Enfin, si j’ai bien compris la dialectique de l’égalité...

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