La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 21 mai 2008
Yves Pageau

Néo-féminisme

Il existe un fascinant jeu de stratégie dont l'une des règles consiste à exiger que le vainqueur de la partie ait la courtoisie d'annoncer à son adversaire qu'il ne peut la gagner. Ce jeu s'appelle les échecs. Comme son nom l'indique son objet consiste à provoquer l'échec de l'adversaire. Aux échecs il ne peut y avoir de vainqueur. Il y a un perdant et un non perdant.

Le moment est venu d'annoncer à l'adversaire qu'il est en échec. C'est brutal et cruel mais il faut regarder les choses en face. Le féminisme extrémiste est en déroute. L'espace se réduit rapidement. Je prédis qu'on assistera bientôt à l'invention du néo-féminisme (C'est pas moi c'est elle). Ça s'annonce de toute beauté. On pourrait aussi parler de féminisme nouveau, renouvelé, pro-homme, modéré ou d'un féminisme avec un soutien-gorge. On se fout de la formule. Fiez-vous à l'odeur leur chien est mort et les vautours ne s'y intéressent même pas.

La chose a commencé à circuler. La ministre de l'éducation vient d'annoncer qu'elle n'a pas la latitude politique nécessaire pour offrir des services adaptés aux besoins spécifiques des garçons. Elle a déclaré qu'on l'accuserait aussitôt de s'attaquer aux privilèges accordés aux filles. La main qui vous nourrit a grogné je vous fait remarquer.

Si j'étais vous je penserais à me lancer en politique. C'est le moment pour les femmes en politique. Avec tous ces programmes pour favoriser l'élection d'une femme vous seriez assurée d'être élue. Il ne faudrait pas trop attendre; ce n'est plus trop certain si le vent sera aussi favorable aux femmes lors des élections suivantes. On annonce le retour de Jocelyne Caron dans le comté de Terrebonne. La partie est loin d'être jouée; est-ce que ça n'intéresse personne. Je vois ça d'ici. Un débat à la salle des Chevaliers de Colomb de Terrebonne: l'extrémiste enragée contre la néo-féministe. Il me semble que j'achèterais un billet pour voir ça.

Les candidats défaits ont toujours un emploi séduisant dans la fonction publique et puis vos chances de réussite sont meilleures en faisant le saut en politique. Je ne comprendrais pas que vous puissiez hésiter. Il faudrait commencer à courtiser un parti politique avant qu'il y ait des élections dans l'air. Je connais un excellent stratège qui n'a plus de chat à fouetter. Il s'appelle Francis; ses amis l'appellent Dupuis-Déri. C'est un as.