Séduction ou
domination ?
Dans toutes les espèces animales, la femelle séduit
le mâle au moment de la reproduction, en émettant des phéromones qui
les attirent.
Séduction ou domination ?
La distinction est sans objet. Chaque sexe a un rôle
défini par la nature et l’instinct. Par contre, au niveau de l’apparence physique, il est
indéniable, surtout chez les oiseaux, que c’est le mâle qui arbore
un maximum de visibilité. Pourquoi ? Parce que la femelle, par peur des
prédateurs, doit passer inaperçue.
La seule exception à cette règle, c’est l’espèce
humaine. C’est la femme qui attire les regards et l’homme qui
parait terne à côté. On peut en déduire que la femme ne craint pas les
prédateurs, que ce soit d’autres espèces … ou des hommes. Une autre
preuve, c’est le fait que ce sont les femmes des classes dominantes
qui arborent les tenues les plus provocantes. Pensez aux « dames de
la Cour » d’autrefois, comparées à celles du peuple.
Conclusion, de nombreuses femmes sont à la fois
séductrices et dominatrices. Et elles le sont de plus en plus depuis que le
féminisme leur a donné toute liberté sur ce sujet.
Pour les « lolitas » d’aujourd’hui, on parle même
d’hypersexualité. Et on fait porter le chapeau à la Pub qui obligerait
les filles à se vêtir ainsi.
En fait, les publicistes ne font que se conformer aux
désirs de celles qui achètent ces produits.(vêtements, mais aussi
parfums, cosmétiques…). Les tenues ouvertement provocantes de nombreuses
femmes dans les lieux publics nous disent donc : »Nous ne craignons
pas les prédateurs ! hommes ou autres !»
Paradoxe.
Au même moment des campagnes incessantes, payées par
les gouvernements, mettent en garde les femmes contre les agressions
sexuelles des hommes ! Au Québec, une femme sur 3 serait agressée.
Si c’était vrai, les femmes provoqueraient-elles
ainsi la foudre ?
Mieux, ces campagnes ont servi à justifier des lois
réprimant la sexualité des hommes : sévères condamnations de toute
agression sexuelle, harcèlements … Désormais, la bienséance … et les lois, obligent
l’homme à ne pas voir ces tenues. En fait, tout homme est désormais
un homme du peuple et toute femme une femme dominante.
Au grand dam des femmes !
Car le désintérêt (réel ou supposé) des hommes
provoque la surenchère des femmes, qui, se sachant
hyper-protégées par lois et préceptes moraux de rigueur pour les
hommes en viennent à ces excès taxés d’hypersexualité.
La question mérite d’être posée.
L’hypersexualité exprime-t-elle la domination de
stéréotypes patriarcaux à travers la Pub, ou est-elle une des
conséquences du féminisme ?
N’est-elle pas l’ultime manifestation de la
séduction-domination de la femme actuelle ?