La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 17 mai 2008
Martin Clément
 

Séduction ou domination ?

Dans toutes les espèces animales, la femelle séduit le mâle au moment de la reproduction, en émettant des phéromones qui les attirent.

Séduction ou domination ?

La distinction est sans objet. Chaque sexe a un rôle défini par la nature et l’instinct. Par contre, au niveau de l’apparence physique, il est indéniable, surtout chez les oiseaux, que c’est le mâle qui arbore un maximum de visibilité. Pourquoi ? Parce que la femelle, par peur des prédateurs, doit passer inaperçue.

La seule exception à cette règle, c’est l’espèce humaine. C’est la femme qui attire les regards et l’homme qui parait terne à côté. On peut en déduire que la femme ne craint pas les prédateurs, que ce soit d’autres espèces … ou des hommes. Une autre preuve, c’est le fait que ce sont les femmes des classes dominantes qui arborent les tenues les plus provocantes. Pensez aux « dames de la Cour » d’autrefois, comparées à celles du peuple.

Conclusion, de nombreuses femmes sont à la fois séductrices et dominatrices. Et elles le sont de plus en plus depuis que le féminisme leur a donné toute liberté sur ce sujet. Pour les « lolitas » d’aujourd’hui, on parle même d’hypersexualité. Et on fait porter le chapeau à la Pub qui obligerait les filles à se vêtir ainsi.

En fait, les publicistes ne font que se conformer aux désirs de celles qui achètent ces produits.(vêtements, mais aussi parfums, cosmétiques…). Les tenues ouvertement provocantes de nombreuses femmes dans les lieux publics nous disent donc : »Nous ne craignons pas les prédateurs ! hommes ou autres !»

Paradoxe. Au même moment des campagnes incessantes, payées par les gouvernements, mettent en garde les femmes contre les agressions sexuelles des hommes ! Au Québec, une femme sur 3 serait agressée. Si c’était vrai, les femmes provoqueraient-elles ainsi la foudre ? Mieux, ces campagnes ont servi à justifier des lois réprimant la sexualité des hommes : sévères condamnations de toute agression sexuelle, harcèlements … Désormais, la bienséance … et les lois, obligent l’homme à ne pas voir ces tenues. En fait, tout homme est désormais un homme du peuple et toute femme une femme dominante.

Au grand dam des femmes !

Car le désintérêt (réel ou supposé) des hommes provoque la surenchère des femmes, qui, se sachant hyper-protégées par lois et préceptes moraux de rigueur pour les hommes en viennent à ces excès taxés d’hypersexualité. La question mérite d’être posée. L’hypersexualité  exprime-t-elle la domination de stéréotypes patriarcaux à travers la Pub, ou est-elle une des conséquences du féminisme ?

N’est-elle pas l’ultime manifestation de la séduction-domination de la femme actuelle ?