Il y a des légendes qui marquent leur époque.
Celle de la misogynie aura marqué la notre. Il faudra bien qu'on en
revienne un jour mais ce jour là ce n'est pas aujourd'hui. Il ne
s'agit de rien d'autre qu'une superstition. Elle est aussi
inoffensive que les superstitions concurrentes. Seules ses
conséquences pourraient contrevenir à l'ordre public. La plus
dangereuse de ces conséquences est que les femmes, parce qu'elles
sont essentiellement des victimes, on droit à des privilèges
particuliers. Si j'avais eu un mot à dire on en aurait tenu compte. Je
fais malheureusement partie de la catégorie des oppresseurs
essentiels qu'on considère avec une feinte indifférence.
L'une des corollaires de la misogynie est que les
femmes et les hommes devraient être égaux. Est-ce qu'on sait
seulement ce que c'est que l'égalité? L'égalité est une valeur chère
aux pédérastes. Ce que j'aurais aimé chez une femme aurait été sa
différence. Maintenant que les femmes ont obtenu, sous couleur
d'égalité, des privilèges qui sont refusés aux hommes je crains leur
société. La peur des femmes c'est aussi une forme de misogynie. Je l'assume
totalement.
Je comprend mal que des sociétés féminines
obtiennent privilèges sans aucun rapport avec la condition féminine.
Pourquoi les groupes d'alphabétisation ou d'intégration à l'emploi
sont-ils soit mixtes soit réservés qu'aux femmes. Sans doute sont-ce
là des conséquences de la misogynie mais ces conséquences ne sont
pas celles qui font craindre la société des femmes. Les femmes
disposent maintenant des privilèges qui leur permettent d'anéantir
tous les hommes qui se trouvent au travers de leur chemin. La
misogynie est une arme de destruction masculine qui est trop souvent
utilisée.
L'histoire saura s'en souvenir. Si je suis
incapable de l'imaginer c'est que la misogynie n'a pas d'avenir. Ne
manquez pas le prochain épisode des Aventures des femmes victimes.
Ça s'annonce regrettable.