La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 27 avril 2008
Yves Pageau

Éloge de la misogynie

Il y a des légendes qui marquent leur époque. Celle de la misogynie aura marqué la notre. Il faudra bien qu'on en revienne un jour mais ce jour là ce n'est pas aujourd'hui. Il ne s'agit de rien d'autre qu'une superstition. Elle est aussi inoffensive que les superstitions concurrentes. Seules ses conséquences pourraient contrevenir à l'ordre public. La plus dangereuse de ces conséquences est que les femmes, parce qu'elles sont essentiellement des victimes, on droit à des privilèges particuliers. Si j'avais eu un mot à dire on en aurait tenu compte. Je fais malheureusement partie de la catégorie des oppresseurs essentiels qu'on considère avec une feinte indifférence.

L'une des corollaires de la misogynie est que les femmes et les hommes devraient être égaux. Est-ce qu'on sait seulement ce que c'est que l'égalité? L'égalité est une valeur chère aux pédérastes. Ce que j'aurais aimé chez une femme aurait été sa différence. Maintenant que les femmes ont obtenu, sous couleur d'égalité, des privilèges qui sont refusés aux hommes je crains leur société. La peur des femmes c'est aussi une forme de misogynie. Je l'assume totalement.

Je comprend mal que des sociétés féminines obtiennent privilèges sans aucun rapport avec la condition féminine. Pourquoi les groupes d'alphabétisation ou d'intégration à l'emploi sont-ils soit mixtes soit réservés qu'aux femmes. Sans doute sont-ce là des conséquences de la misogynie mais ces conséquences ne sont pas celles qui font craindre la société des femmes. Les femmes disposent maintenant des privilèges qui leur permettent d'anéantir tous les hommes qui se trouvent au travers de leur chemin. La misogynie est une arme de destruction masculine qui est trop souvent utilisée.

L'histoire saura s'en souvenir. Si je suis incapable de l'imaginer c'est que la misogynie n'a pas d'avenir. Ne manquez pas le prochain épisode des Aventures des femmes victimes. Ça s'annonce regrettable.