La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 26 avril 2008
Yves Pageau

Lise Payette

La dame n'a pas su choisir. Elle n'a réalisé aucun des quêtes qu'elle avait entreprises. Pour les souverainistes elle n'est rien qu'une méprisable misandre et pour les misandres elle ne sera jamais qu'une méprisable politicienne ratée. Il n'y a rien à faire même pas une autobiographie pédagogique déguisée en une insupportable oeuvre de fiction. La dame a tout raté. On devrait lui attribuer un trophée et un téléroman comme on le fait souvent à ceux dont on s'impatiente qu'ils disparaissent. Elle n'a malheureusement pas l'envergure nécessaire pour qu'on lui consacre ni l'un ni l'autre.

Que la dame soit considérée par les ligues féministes comme leur porte étendard lève le voile sur le manque d'envergure de l'opération. Sa plus grande réalisation aura été d'avoir adressé la parole à René Lévesque. L'oeuvre complet de la dame n'aura jamais été qu'un règlement de compte avec son père, sa mère et envers l'ex-mari dont elle continue de porter le nom. Bonsoir la contradiction.

Quand elle aura rejoint les autres erreurs de l'Histoire on honorera du nom de son ex-mari une rue transversale. Il n'y a rien de tel pour faire chuter le cours de l'immobilier. J'aurais honte d'annoncer que j'habite la rue Lise-Payette. Je ne crains pas. Elle n'a jamais habité le quartier où j'habite.

Que retiendrons nos descendants du personnages? Que pour masquer sa certitude de l'infériorité féminine elle clamait considérer les hommes comme des êtres inférieurs. Ce sera une rue bien triste mais il faudrait que je me taise. La dame a atteint la stature de ceux qu'on feint vénérer. Je suis assuré de me faire accuser de misogynie.