La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 23 avril 2008
Yves Pageau

La fosse aux lionnes

Vous souvenez-vous du coup des 300 000 femmes battues? La légende selon laquelle il y en aurait eu autant chaque année au Québec avait été appuyée par une campagne gouvernementale pendant des années. Depuis que le mensonge a été dénoncé il a été remplacé par un autre chiffre tout aussi loufoque: 17 800. Ce chiffre désigne le nombre d'interventions policières. Il aurait fallu parler du nombre de condamnations mais l'affirmation aurait été sans intérêt pour la ministre responsable de la misandrie d'État. La vérité c'est l'Institut de la statistique du Québec qui l'affirme dans une étude signée par Denis Laroche: la notion de violence faite aux femmes est sans fondement.

Cette semaine les membres du parlement étaient unanimes pour octroyer soixante millions de dollars à une campagne de propagande gouvernementale qui affirme qu'une femme sur trois SERA victime d'une agression sexuelle au cours de sa vie. Cette fois-ci encore l'affirmation n'est sans aucun fondement puisqu'il s'agit d'une prédiction. Il ne s'agit que de propagande misandre.

Ce soir la ministre de l'éducation annonce que dix-sept millions de dollars seront consacrés ça une campagne de propagande pour contrer la violence dans les écoles. Savez-vous qui, des garçons ou des filles, sera visé par cette campagne de propagande? J'ai une idée sur la question. La ministre de l'éducation a déjà été responsable de la condition féminine. Il ne faudrait pas l'oublier.

La misandrie d'État continue de se faire appeler féminisme. Les choses ont bien changé, croyez moi, depuis l'époque honnie où la valeur des individus était déterminée par leur sexe. À cette époque le rôle de chacun à l'intérieur de la famille était différencié. Aujourd'hui les femmes et les hommes sont tellement égaux qu'il faut gaspiller des dizaines de millions de dollars pour convaincre le bon peuple de l'infériorité morale des hommes.

Par quel étrange phénomène est-ce que l'incongruité de la situation n'est remarquée que par ceux qu'on s'empresse de disqualifier en les accusant de n'être que des masculinistes haineux. La société serait divisée selon la faille des sexes. Quand l'État prend part à un conflit entre ses citoyens on parle de guerre civile. La guerre des sexes est une guerre civile qui ne peut que s'envenimer. Il serait urgent que cessent les hostilités avant que les dominants d'aujourd'hui ne subissent les conséquences de leurs excès.