La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 17 avril 2008
Yves Pageau

Mécréance

Il y a très longtemps il fallait faire attention à ses croyances religieuses. Il était dangereux pour la santé de ne pas croire comme il était convenable de le faire. La gestion des croyances se pratique encore de nos jours. Il y a même une organisation humanitaire qui s'intéresse à ce qu'il est désormais convenu d'appeler les prisonniers d'opinion. Le problème c'est qu'Amnistie Internationale a, elle aussi, adopté une ligne idéologique féministe et qu'elle sanctionne ses dissidents. Elle ne les emprisonne, ce serait trop compliqué, pas mais elle contribue à les faire incarcérer. Il y a quelque temps j'assistais à une présentation sur la question de la violence faite aux femmes que donnait Amnistie Internationale au cours de laquelle j'ai appris que 300 000 femmes sont victimes de violence conjugale chaque année au Québec. Où, croyez-vous, avait lieu cette présentation? Dans les locaux de la CSN.

On se souvient qu'en 2004 une demande d'accès à l'information avait établi que la légende du 300 000 femmes battues est sans fondement. Les dépliants qui en faisaient la propagande avaient été retirés précipitamment des Palais de Justice où ils étaient distribués. C'est de l'histoire ancienne mais la légende a toujours la vie dure

En y pensant bien la gestion des croyances est toujours au coeur des réunions de famille. Je connais des gens qui ne tolèrent pas qu'on ait des convictions différentes des leurs. Qu'est-ce que ça peut bien changer qu'on croit que le coup du onze septembre ait été monté par la CIA, que les camps de la mort aient carburé au gaz naturel ou que le coup du six décembre ne soit qu'un fait divers. Puisqu'on n'est jamais sur de rien pourquoi faudrait-il imposer ses certitudes en concurrence à celles d'autrui. Je n'ai aucun problème avec les superstitions-fausses du moment qu'elles ne servent pas à mettre des innocents en prison.

Qu'on répète tant qu'on voudra le mensonge de la violence faite aux femmes ne me dérangerait pas si on ne s'en servait pas pour exercer de la répression sur la catégorie à laquelle il se trouve que j'appartiens. Je serais même de ceux qui trouvent le mensonge féministe sympathique. Il rend ceux qui le défendent ridicules. J'ai toujours aimé les bouffons. Ils finissent par se foutre la gueule par terre et l'effet est toujours réjouissant.

Le problème est que le mensonge féministe n'est pas sans d'importantes conséquences. Celles-ci sont d'ailleurs sa seule raison d'être. Je suis toujours étonné de constater la naïveté des foules. Qu'y a-t-il de plus révoltant que d'apprendre qu'on s'est fait mener en bateau. Il ne faudrait pas que le chat sorte du sac. Il y a des gouvernements qui devraient se faire oublier. Regardez le Parti Libéral du Canada. Après que le scandale des commandites a été dévoilé on en est à se demander si le PLC survivra.