Il
y a très longtemps il fallait faire attention à ses croyances
religieuses. Il était dangereux pour la santé de ne pas croire
comme il était convenable de le faire. La gestion des croyances se
pratique encore de nos jours. Il y a même une organisation
humanitaire qui s'intéresse à ce qu'il est désormais convenu
d'appeler les prisonniers d'opinion. Le problème c'est qu'Amnistie
Internationale a, elle aussi, adopté une ligne idéologique
féministe et qu'elle sanctionne ses dissidents. Elle ne les
emprisonne, ce serait trop compliqué, pas mais elle contribue à
les faire incarcérer. Il y a quelque temps j'assistais à une
présentation sur la question de la violence faite aux femmes que
donnait Amnistie Internationale au cours de laquelle j'ai
appris que 300 000 femmes sont victimes de violence conjugale
chaque année au Québec. Où, croyez-vous, avait lieu cette
présentation? Dans les locaux de la CSN.
On
se souvient qu'en 2004 une demande d'accès à l'information avait
établi que la légende du 300 000 femmes battues est sans
fondement. Les dépliants qui en faisaient la propagande avaient
été retirés précipitamment des Palais de Justice où ils étaient
distribués. C'est de l'histoire ancienne mais la légende a
toujours la vie dure
En
y pensant bien la gestion des croyances est toujours au coeur des
réunions de famille. Je connais des gens qui ne tolèrent pas qu'on
ait des convictions différentes des leurs. Qu'est-ce que ça peut
bien changer qu'on croit que le coup du onze septembre ait été
monté par la CIA, que les camps de la mort aient carburé au gaz
naturel ou que le coup du six décembre ne soit qu'un fait divers.
Puisqu'on n'est jamais sur de rien pourquoi faudrait-il imposer
ses certitudes en concurrence à celles d'autrui. Je n'ai aucun
problème avec les superstitions-fausses du moment qu'elles ne
servent pas à mettre des innocents en prison.
Qu'on répète tant qu'on voudra le mensonge de la violence faite
aux femmes ne me dérangerait pas si on ne s'en servait pas
pour exercer de la répression sur la catégorie à laquelle il se
trouve que j'appartiens. Je serais même de ceux qui trouvent le
mensonge féministe sympathique. Il rend ceux qui le défendent
ridicules. J'ai toujours aimé les
bouffons. Ils finissent par se foutre la gueule par terre et
l'effet est toujours réjouissant.
Le
problème est que le mensonge féministe n'est pas sans
d'importantes conséquences. Celles-ci sont d'ailleurs sa
seule raison d'être. Je suis toujours étonné de constater la
naïveté des foules. Qu'y a-t-il de plus révoltant que d'apprendre
qu'on s'est fait mener en bateau. Il ne faudrait pas que le chat
sorte du sac. Il y a des gouvernements qui devraient se faire
oublier. Regardez le Parti Libéral du Canada. Après que le
scandale des commandites a été dévoilé on en est à se demander si
le PLC survivra.