Ce qui fait un homme
Le corps
Bien
que la science, notamment la science biaisée par le mouvement
féministe, nous affirme que l'homme et la femme ont en commun
la plus grande partie des gènes qui déterminent leurs corps, il
n'en reste pas moins que la petite différence fait toute la
différence. Et comme, nous pensons tousè à la même chose,
commençons par elle: le sexe.
Le fait de porter une
verge (je préfère ce mot à pénis qui, comme tous les mots
latins, fait clinique) et des testicules conditionne l'homme.
D'abord, nous passons notre temps à les protéger ou à les placer
pour qu'ils n'embarrassent pas nos mouvements, comme sur un vélo
par exemple. Par ailleurs, quel plaisir que de se promener nu et
de les sentir tressauter. Quel plaisir aussi de les avoir à
portée de la main quand on veut se caresser. C'est d'ailleurs
cette proximité qui, entre autres, fait que la sexualité est
plus facile pour l'homme que pour la femme.
Mais ce qui
conditionne peut-être le plus l'homme, c'est l'érection. Quelle
joie de sentir au réveil notre érection matinale. C'est comme si
toute notre force virile, celle qui nous permettra pendant le
jour de mener à bien nos réalisations, se concentrait dans cette
verge pleine à craquer. Quand l'érection est provoquée par
le désir, c'est la capacité de pénétrer, d'envahir, de défricher
qui nous est donnée. Au-delà du plaisir sexuel qu'elle procure,
cette capacité de pénétrer et de se déverser, fait de nous des
êtres qui fonçons, qui allons de l'avant...pour donner, pour
ensemencer.
La contrepartie, c'est
quand l'érection ramollit ou ne se produit simplement plus en
raison de l'âge, de la maladie ou d'un manque désir. Qu'on en
dise ce qu'on voudra, c'est le reflet de notre force virile qui
s'en va, avec toute l'adaptation que cela comporte.
Cette force se
retrouve aussi dans notre stature, notre ossature et nos
muscles, tous plus développés chez nous que chez la femme. Ces
jambes fortes, bien plantées dans le sol sont belles; ces larges
mains qui bougent en parlant sont fascinantes; ces biceps
endurcis sont rassurants. Avec la force toutefois, vient
l'obligation de protéger femmes et enfants ou celle de
transporter les plus faibles de la tribu des hommes.
L'homme a chaud et est
poilu. Il peut affronter le froid de la nuit plus facilement.
Son nez plus large lui permet de sentir le vent. Les exemples de
la sorte pourraient se multiplier mais je crois qu'on peut
reconnaître que son corps et sa
biologie conditionnent l'homme.
J'oserais d'ailleurs dire
que ce qui le conditionne le plus c'est la peur de perdre sa
force, qu'il faut constamment protéger contre les coups, les
accidents, l'âge et la maladie. C'est ausis cette fragilité qui
s'oppose ou feeine notre désir de lutter. Le plus fort et le
mieux protégé des joueurs de football ne pourra rien faire s'il
est nu-pied. Combat constant entre la force qui veut s'exprimer
et la fragilité des corps: voilà le quotidien des hommes
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