Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 2 avril 2008
Frank

Ce qui fait un homme
Le corps

 Bien que la science, notamment la science biaisée par le mouvement féministe, nous affirme que l'homme et la femme ont en commun la plus grande partie des gènes qui déterminent leurs corps, il n'en reste pas moins que la petite différence fait toute la différence. Et comme, nous pensons tousè à la même chose, commençons par elle: le sexe.

 Le fait de porter une verge (je préfère ce mot à pénis qui, comme tous les mots latins, fait clinique) et des testicules conditionne l'homme. D'abord, nous passons notre temps à les protéger ou à les placer pour qu'ils n'embarrassent pas nos mouvements, comme sur un vélo par exemple. Par ailleurs, quel plaisir que de se promener nu et de les sentir tressauter. Quel plaisir aussi de les avoir à portée de la main quand on veut se caresser. C'est d'ailleurs cette proximité qui, entre autres,  fait que la sexualité est plus facile pour l'homme que pour la femme.

 Mais ce qui conditionne peut-être le plus l'homme, c'est l'érection. Quelle joie de sentir au réveil notre érection matinale. C'est comme si toute notre force virile, celle qui nous permettra pendant le jour de mener à bien nos réalisations, se concentrait dans cette verge pleine à craquer. Quand l'érection est provoquée par le désir, c'est la capacité de pénétrer, d'envahir, de défricher qui nous est donnée. Au-delà du plaisir sexuel qu'elle procure, cette capacité de pénétrer et de se déverser, fait de nous des êtres qui fonçons, qui allons de l'avant...pour donner, pour ensemencer.

 La contrepartie, c'est quand l'érection ramollit ou ne se produit simplement plus en raison de l'âge, de la maladie ou d'un manque désir. Qu'on en dise ce qu'on voudra, c'est le reflet de notre force virile qui s'en va, avec toute l'adaptation que cela comporte.

 Cette force se retrouve aussi dans notre stature, notre ossature et nos muscles, tous plus développés chez nous que chez la femme. Ces jambes fortes, bien plantées dans le sol sont belles; ces larges mains qui bougent en parlant sont fascinantes; ces biceps endurcis sont rassurants. Avec la force toutefois, vient l'obligation de protéger femmes et enfants ou celle de transporter les plus faibles de la tribu des hommes.

 L'homme a chaud et est poilu. Il peut affronter le froid de la nuit plus facilement. Son nez plus large lui permet de sentir le vent. Les exemples de la sorte pourraient se multiplier mais je crois qu'on peut reconnaître que son corps et sa biologie conditionnent  l'homme.

J'oserais d'ailleurs dire que ce qui le conditionne le plus c'est la peur de perdre sa force, qu'il faut constamment protéger contre les coups, les accidents, l'âge et la maladie. C'est ausis cette fragilité qui s'oppose ou feeine notre désir de lutter. Le plus fort et le mieux protégé des joueurs de football ne pourra rien faire s'il est nu-pied. Combat constant entre la force qui veut s'exprimer et la fragilité des corps: voilà le quotidien des hommes