Imaginez le bonheur.
Les corporations professionnelles protégeraient le public contre
leur membres. Les politiciens représenteraient les intérêts des
citoyens. Les syndicats défendraient les intérêts de leurs
membres. L'appareil gouvernemental serait au service des citoyens,
Les médias auraient coeur le droit du public à l'information. Les
membrs de la magistrature seraient au service de la justice et les
féministes seraient au service des intérêts des femmes. Les
avocats seraient au service des intérêts de leurs clients. Les
curés seraient au service de la vie spirituelle de leurs ouailles.
Les artistes seraient au service de leur démarche artistique. Si
les choses étaient ce qu'elles sont supposées être je serais
désoeuvré. Désoeuvré mais content.
Ce n'est pas du tout
le cas. Qu'est-ce qu'il faudrait pour changer la vapeur? Un peu de
spiritualité peut-être? Je me souviens d'une histoire biblique
qu'on nous racontait alors que j'étais enfant. Dieu ne demandait
pas grand chose pour sauver de la destruction deux villes
corrompues. Je ne l'avais pas compris à l'époque mais je pense
qu'on s'y enfilait à plein cul. Dans cette histoire là il était
question de statue de sel et d'odeur de fumier humain. Peut-être
que, comme dans l'histoire, c'est tout ce que ça prendrait: un
seul juste. Je pense me souvenir que c'est tout ce que le Dieu de
l'histoire souhaitait. Si Dieu devait cesser de ne pas exister il
me trouverait sur son chemin. J'ai l'ambition de faire comme si
les choses étaient ce qu'elles devraient être et si je devais être
le seul à le faire ça ne sera pas plus grave. J'aurai au moins
tenté de changer la polarité des choses. C'est déjà bien; si on
était deux à le faire ce serait deux fois mieux.
Qu'est ce qui arrivera
le jour où féminisme et affaire gouvernementales ne seront plus
d'accord que sur l'imminence de leur rupture. C'est une histoire
de divorce. Qui sera désigné propriétaire des actifs accumulés par
l'industrie du féminisme? À qui appartiendront ces édifices dont
on est déjà en mesure de savoir qu'ils ne servent que de décor aux
abus que leur personnel fait subir aux femmes-victimes? Devrait-on
décréter une amnistie générale ou si les crimes commis au nom du
féminisme ne devraient-ils pas faire l'objet d'accusations
criminelles? Qu'en sera-il des membres de la magistrature?
Crapules ou intouchables? Devrait-on rétablir la peine de mort?
J'ai hâte ai lendemain du Grand-soir. Je sens que je pourrais
faire fortune comme promoteur d'exécution publiques.