Il existe des théories pour à peu près tous les
sujets, J'en ai même une qui établit un lien entre les mécanismes
narratif du cinéma américain et ceux de la Commedia dell'arte. Je
vous l'exposerai un jour si ça vous intéresse. Il existe aussi une
théorie de l'information qui établit la valeur d'une information.
Selon cette théorie moins l'information est prévisible plus grande
en est la valeur. De ce point de vue les textes de Nathalie Collard valent
moins cher que de la matière qui ne peut même pas servir
d'engrais. Avant même d'en lire le titre je sais déjà que sa
conclusion sera que les femmes ont toujours raison et que les
hommes ont toujours tort. Ça ne varie jamais. La bougresse fait
baisser le cours du papier à elle toute seule.
Le journal qui l'emploie, le quotidien La
Presse, n'a jamais pensé offrir une tribune à quelqu'un qui ferait
dans la circonvolution nuancée. Quand on travaille dans les médias
il faut nécessairement adhérer à l'imbécillité fémicentriste.
Remarquez que ce n'est guère mieux au quotidien
Le Devoir avec Claire-Andrée matante Cauchy ni à Télé-Québec avec
Christian tata Bégin, ni à Radio-Canada avec Jean-François
je-ne-comprend-rien Lépine, ni au Journal de Montréal avec, c'est
quoi son nom donc déjà, Martineau. Non, vraiment, au Québec les
médias dégoulinent d'oestrogène. Il ne faudrait pas s'étonner que
baissent les tirages et baissent les ventes. Si c'est pour relire
ce que je suis capable de réciter les yeux fermés je pense qu'on
va laisser faire.