C'est
difficile de gagner sa vie quand tout ce qu'on peut offrir sont les
compétences qui accompagnent un doctorat en sociologie et qu'aucune
organisation gouvernementale, ni une université ni un ministère,
n'est autorisé à vous embaucher. Sans y penser je peux vous nommer
quelques sociologues dont la cote sur le marché de l'emploi a
dégringolé depuis qu'ils ont publié un livre, un article ou un
rapport qui ne se conforme pas à ce qu'on aurait aimé qu'il dise. La
pauvreté des femmes, la violence faite aux femmes, la discrimination
systémique envers les femmes: on ne touche pas à ça si on prévoit
continuer de travailler dans le domaine pour lequel on a été formé.
Prenez
la question de la pauvreté des femmes. Il faut pouvoir continuer de
dire que les femmes sont pauvres alors on triche un peu. La pension
alimentaire n'entre pas dans le calcul du revenu. Puisqu'elle n'est
pas imposable pour la femme qui la reçoit c'est un revenu inexistant
qui pèse lourd sur la richesse des pauvres femmes comme sur la
richesse de l'hommes richissime qui la paye. C'était simple n'est-ce
pas? On n'avait qu'à calculer la richesse avant de la répartir et on
n'a même pas parlé des allocations familiales qui se rajoutent à
tout ça.
Je
vais vous en faire, moi, une étude sociologique. Placez-vous sur
n'importe quelle rue, dans n'importe quel quartier et regardez les
voitures passer. Regardez qui les conduit, Vous comprendrez assez
vite que la pauvreté des femmes n'est qu'un vaste mensonge.
Il n'y
a pas que les sociologues qui subissent le contrôle de
l'information. Parlez-en aux membres des classes médiatique et
politique, Ils sauront vous dire qu'ils savent se taire pour
conserver leur emploi. Personne n'ose plus remettre en question les
mensonges féministes. Les policiers, les juges, les fonctionnaires,
les enseignants. On est prié de se taire. Le dogme est la vérité.
Il y a
comme un arrière goût de pisse dans tout ça. On dirait l'Union
soviétique ou quelque régime totalitaire qu'il est mal vu d'évoquer.
On se souvient que l'Institut de la Statistique du Québec a publié
un rapport qui établit que la violence domestique est répartie
presqu'également entre les femmes et les hommes. Aux dernières
nouvelles la rédaction des prochaines études sur la question sera
confiée à une agence dont le mandat est de lutter contre la violence
faite aux femmes. Je nous sent glisser vers le totalitarisme. N'y
aurait-il pas lieu de procéder à la séparation du féminisme et de
l'État?