Les
choses vont souvent en paire. Il y a le haut et il y a... le
rouge. Je déconne mais vous comprenez l'idée. On est tellement
habitués à cette façon là d'organiser les idées que ça devient un
tic. L'idée qu'il existerait une mouvance masculiniste m'a
toujours beaucoup amusé. C'est tellement absurde que je n'ai pas
envie de revenir là-dessus mais pensez-y. Le contraire de l'égalité
c'est aussi l'égalité. C'est con mais l'idée que le féminisme vise
à favoriser l'égalité pour les femmes et masculinisme soit son
contraire est tout à fait loufoque. Tout ça ne tient pas la route.
Si les féministes n'étaient pas toutes aussi moches on pourrait les
faire danser chez Paré. Ça leur permettrait de gagner leur vie
honorablement.
Convenons, pour les besoins de la conversation, que la polarité
n'est qu'une vision de l'esprit. On ne parle pas d'électricité ici.
L'électricité c'est une exception. Allez donc parler de gauche et
de droite à une étoile de mer et vous verrez ce qu'elle vous
répondra. Les philosophes étoile de mer pensent peut-être que la
réalité comporte cinq aspects.
Il parait que ce sont les Phéniciens ou les Spartiates
ou les Athéniens qui ont inventé la polarité. Il parait aussi
qu'il ne faut croire rien de ce qu'on radote. J'ai entendu dire
que la polarité a été inventée à Sain-Hyacinte par un restaurateur
qui avait eu l'idée de mettre du fromage en crottes dans une
frite-sauce. Le plat a eu un tel succès que les Russes l'ont élu
président.
Il y
a aussi l'idée qu'à l'égalité pour les femmes on oppose l'égalité
pour les hommes. Que ça prendrait une journée de l'homme, un
Conseil de l'égalité de l'homme et huit cent millions de dollars
par année pour les organismes masculins. Cette folie est
le reflet de la folie féministe. Ceux qui croient en ce délire,
forcément, croient qu'il suffirait d'avoir le bon ton pour
que la cause masculine soit entendue et que tombe le déluge de
sous.
Qu'est-ce qu'ils font pour qu'on croit qu'ils ont le bon ton?
Ils pointent un index accusateur en direction de la jonction des
sourcils de ceux qui ne partagent pas leur point de vue. L'air de
dire c'est pas moi c'est lui. Encore le délire de la polarité. Ça
dure ainsi depuis aussi longtemps que je me souvienne.
Croyez vous que ceux qui prétendent avoir le bon ton sont inondés
des largesses de l'État? Croyez-vous que le Pouvoir féminin qui se
noie dans la richesse a déjà eu le bon ton? Je vais vous dire
quelque chose qui me sera reproché le reste de ma vie. L'État
devrait faire des économies.
Comment, comment? Il faut quand même aider les femmes victimes de
violence conjugale? Pas de cette manière là! Jamais de la vie.
Est-ce qu'on sait seulement ce qui se passe dans ces refuges pour
femmes battues? Quand c'est l'État qui casque on devrait être en
droit de savoir. D'après ce que j'en sais ce sont des club-école
de lesbiennes sadiques. Les pensionnaires y sont tenues sous
l'étroit contrôle de lesbiennes. C'est probablement faux mais,
choses étrange, personne n'a jamais été autorisé à le vérifier.
Tout concorde à le confirmer. Supposez que ce soit avéré et que le
scandale éclate au grand jour. Est-ce que la classe politique
pourrait en être éclaboussée? Ça ne serait qu'une question de
temps.
Oui
mais les femmes victimes? L'humanité existe depuis quelques
centaines de milliers d'années et la folie des refuges est récente
et localisée. Pendant la première période la population mondiale a
explosé alors que le déclin de la population est, lui aussi, un
phénomène récent et localisé. Toute l'histoire des femmes victimes
de violence conjugale ne serait-elle pas un délire de politicien?
J'ai tendance à le croire mais personne n'a encore osé poser la
question dans ces termes. Si c'était si important comment
expliquer que le même service ne soit pas offert aux hommes?
Est-ce que ce n'est qu'une question de nombre? Le plus émouvant
devrait-il remporter la totalité de la cagnotte? Comment se
fait-il que la politique de la tolérance zéro ne s'applique
qu'envers les femmes?
La
question la plus importante restera toujours de savoir comment il
se fait que la classe politique demeure imperméable à l'évidence.
Est-ce que la discussion de l'état de santé de la maman de Daniel Turp
pendant les travaux d'une récente commission parlementaire constitue un
élément d'explication?