Content d'être un gars
Glad to be a guy

 

Le 16 mars 2008
Yves Pageau

Francine Descarries

Les choses vont souvent en paire. Il y a le haut et il y a... le rouge. Je déconne mais vous comprenez l'idée. On est tellement habitués à cette façon là d'organiser les idées que ça devient un tic. L'idée qu'il existerait une mouvance masculiniste m'a toujours beaucoup amusé. C'est tellement absurde que je n'ai pas envie de revenir là-dessus mais pensez-y. Le contraire de l'égalité c'est aussi l'égalité. C'est con mais l'idée que le féminisme vise à favoriser l'égalité pour les femmes et masculinisme soit son contraire est tout à fait loufoque. Tout ça ne tient pas la route. Si les féministes n'étaient pas toutes aussi moches on pourrait les faire danser chez Paré. Ça leur permettrait de gagner leur vie honorablement.

Convenons, pour les besoins de la conversation, que la polarité n'est qu'une vision de l'esprit. On ne parle pas d'électricité ici. L'électricité c'est une exception. Allez donc parler de gauche et de droite à une étoile de mer et vous verrez ce qu'elle vous répondra. Les philosophes étoile de mer pensent peut-être que la réalité comporte cinq aspects.

Il parait que ce sont les Phéniciens ou les Spartiates ou les Athéniens qui ont inventé la polarité. Il parait aussi qu'il ne faut croire rien de ce qu'on radote. J'ai entendu dire que la polarité a été inventée à Sain-Hyacinte par un restaurateur qui avait eu l'idée de mettre du fromage en crottes dans une frite-sauce. Le plat a eu un tel succès que les Russes l'ont élu président.

Il y a aussi l'idée qu'à l'égalité pour les femmes on oppose l'égalité pour les hommes. Que ça prendrait une journée de l'homme, un Conseil de l'égalité de l'homme et huit cent millions de dollars par année pour les organismes masculins. Cette folie est le reflet de la folie féministe. Ceux qui croient en ce délire, forcément, croient qu'il suffirait d'avoir le bon ton pour que la cause masculine soit entendue et que tombe le déluge de sous. Qu'est-ce qu'ils font pour qu'on croit qu'ils ont le bon ton? Ils pointent un index accusateur en direction de la jonction des sourcils de ceux qui ne partagent pas leur point de vue. L'air de dire c'est pas moi c'est lui. Encore le délire de la polarité. Ça dure ainsi depuis aussi longtemps que je me souvienne.

Croyez vous que ceux qui prétendent avoir le bon ton sont inondés des largesses de l'État? Croyez-vous que le Pouvoir féminin qui se noie dans la richesse a déjà eu le bon ton? Je vais vous dire quelque chose qui me sera reproché le reste de ma vie. L'État devrait faire des économies.

Comment, comment? Il faut quand même aider les femmes victimes de violence conjugale? Pas de cette manière là! Jamais de la vie. Est-ce qu'on sait seulement ce qui se passe dans ces refuges pour femmes battues? Quand c'est l'État qui casque on devrait être en droit de savoir. D'après ce que j'en sais ce sont des club-école de lesbiennes sadiques. Les pensionnaires y sont tenues sous l'étroit contrôle de lesbiennes. C'est probablement faux mais, choses étrange, personne n'a jamais été autorisé à le vérifier. Tout concorde à le confirmer. Supposez que ce soit avéré et que le scandale éclate au grand jour. Est-ce que la classe politique pourrait en être éclaboussée? Ça ne serait qu'une question de temps.

Oui mais les femmes victimes? L'humanité existe depuis quelques centaines de milliers d'années et la folie des refuges est récente et localisée. Pendant la première période la population mondiale a explosé alors que le déclin de la population est, lui aussi, un phénomène récent et localisé. Toute l'histoire des femmes victimes de violence conjugale ne serait-elle pas un délire de politicien? J'ai tendance à le croire mais personne n'a encore osé poser la question dans ces termes. Si c'était si important comment expliquer que le même service ne soit pas offert aux hommes? Est-ce que ce n'est qu'une question de nombre? Le plus émouvant devrait-il remporter la totalité de la cagnotte? Comment se fait-il que la politique de la tolérance zéro ne s'applique qu'envers les femmes?

La question la plus importante restera toujours de savoir comment il se fait que la classe politique demeure imperméable à l'évidence. Est-ce que la discussion de l'état de santé de la maman de Daniel Turp pendant les travaux d'une récente commission parlementaire constitue un élément d'explication?