Content d'être un gars
Glad to be a guy

 

Le 7 mars 2008
Yves Pageau

Stéphane Dion

C'est l'histoire d'un politicien qui risquait d'échapper la chance qu'il avait d'un jour déménager en face de chez lui dans la résidence officielle du Premier ministre. Il faudrait que quelqu'un lui dise quoi faire avant que le génie ne retourne dans sa bouteille. Avez-vous entendu parler du Livre rose du Parti Libéral du Canada? On attend toujours la contrepartie. Ceux qui l'ignoraient encore on appris en le lisant que les femmes ont des besoins. C'est bien d'en reparler. J'attend toujours qu'un politicien ramasse la grogne de ceux qui déplorent que le principe de l'égalité des sexes ne s'applique encore pas pour les hommes.

En politique il faut faire des calculs, avoir du flair et savoir vendre une idée. Avant de prendre le risque de reconnaître que l'égalité des sexes s'applique aussi envers les hommes Stéphane Dion doit se poser trois question:

1) S'il brise le silence au sujet des hommes il ne manquera pas de déplaire au puissant lobby fémicentriste qui s'arroge la part du lion des ressources gouvernementales qui ne sont pas gaspillées en Afghanistan. Est-ce que cette possible perte électorale pourrait être compensée par l'appui que lui mériterait son ouverture? Aucun sondage ne pourrait offrir une réponse définitive à cette question. Ça dépend de la façon dont l'idée est vendue et il faut aussi savoir que le premier des partis politiques qui ouvrira une brèche de ce côté remporte l'appui de tous ceux, il n'y a pas que des hommes, qui sont impatients qu'un parti politique fasse preuve d'ouverture à l'égard des hommes.

2) Abstraction faite de l'opinion de ses conseillers Stéphane Dion se sent-il d'attaque pour mettre une idée nouvelle sur la table? S'il hésite c'est qu'il n'a pas ce qu'il faut. Autant laisser tomber. Le poste de premier ministre est réservé à ceux qui ont du courage.

3) Est-il capable de livrer le message et de vendre l'idée? Il y aura des questions pièges mais aussi une foule de tribunes qui lui seront offertes pour défendre sa thèse. Celui qui a l'ambition de réconcilier les parties d'un pays divisé possède-t-il ce qu'il faut pour réconcilier les sociétés distinctes que forment désormais les femmes et les hommes?

Le défi est de taille. Accepter de le relever ferait de Stéphane Dion le chef du gouvernement. C'est à lui de décider. J'attends.

***

C’est l’histoire du gars qui entre chez un impresario avec une boite de carton et qui ne s’occupe pas de la réceptionniste qui tente de l’arrêter. Il sort de sa boite un petit bonhomme d’à peu près 30 cm. L’impresario proteste un peu mais il se ravise rapidement. « Qu’est-ce que c’est? » demande-t-il intrigué. L'autre lui répond qu’il va faire sa fortune et qu’il devrait se mettre sur le téléphone tout de suite pour offrir son numéro aux talkshows de fin de soirée.

Voilà que le petit bonhomme ramasse son canotier et sa cane, qu’il saute sur le clavier du piano et qu’il se met à danser en s’accompagnant de la mélodie qu’il joue avec ses pieds. La secrétaire entrouvre la porte pour voir ce qui se passe. Je te dis que l’impresario était impressionné. Il demande à notre homme où il avait trouvé ce prodige.

C’est là qu’il lui explique qu’il était en train de creuser un tunnel pour s’évader de la prison où il était détenu et que dans l’ouverture il avait trouvé une bouteille. Quand il l’a débouchée un génie en est sorti, il a croisé les bras, lui a offert de faire un souhait et c’est ce qu’il avait obtenu.

Formidable lui rétorque l’impresario. Aurait-il encore la bouteille lui demande-t-il? Certainement lui répond-t-il et il la lui tend. L’imprésario la débouche et le génie qui en sort lui offre de réaliser un vœu. Pas fou l’impresario demande un million de dollars. Le génie répond « Oui maître » et se croise les bras. Tout à coup on entend un vacarme du tonnerre dans la réception. La secrétaire ouvre la porte du bureau de son patron et elle aperçoit une nuée de canards. Stupéfait l’imprésario invective le génie:

« Es-tu sourd le génie? Je ne t’avais pas demandé un million de canards mais un million de dollars »

L’autre gars enchaîne:

« Justement il ne faudrait pas imaginer que j’avais demandé un pianiste de 30 centimètres. »