C'est l'histoire d'un politicien qui risquait
d'échapper la chance qu'il avait d'un jour déménager en face de chez
lui dans la résidence officielle du Premier ministre. Il faudrait que
quelqu'un lui dise quoi faire avant que le génie ne retourne dans sa
bouteille. Avez-vous entendu parler du Livre rose du Parti
Libéral du Canada? On attend toujours la contrepartie. Ceux qui
l'ignoraient encore on appris en le lisant que les femmes ont des
besoins. C'est bien d'en reparler. J'attend toujours qu'un politicien
ramasse la grogne de ceux qui déplorent que le principe de l'égalité
des sexes ne s'applique encore pas pour les hommes.
En politique il faut faire des calculs, avoir du flair
et savoir vendre une idée. Avant de prendre le risque de reconnaître
que l'égalité des sexes s'applique aussi envers les hommes Stéphane
Dion doit se poser trois question:
1) S'il brise le silence au sujet des hommes il ne
manquera pas de déplaire au puissant lobby fémicentriste qui s'arroge
la part du lion des ressources gouvernementales qui ne sont pas
gaspillées en Afghanistan. Est-ce que cette possible perte électorale
pourrait être compensée par l'appui que lui mériterait son ouverture?
Aucun sondage ne pourrait offrir une réponse définitive à cette
question. Ça dépend de la façon dont l'idée est vendue et il faut
aussi savoir que le premier des partis politiques qui ouvrira une
brèche de ce côté remporte l'appui de tous ceux, il n'y a pas que des
hommes, qui sont impatients qu'un parti politique fasse preuve
d'ouverture à l'égard des hommes.
2) Abstraction faite de l'opinion de ses conseillers
Stéphane Dion se sent-il d'attaque pour mettre une idée nouvelle sur
la table? S'il hésite c'est qu'il n'a pas ce qu'il faut. Autant
laisser tomber. Le poste de premier ministre est réservé à ceux qui
ont du courage.
3) Est-il capable de livrer le message et de vendre
l'idée? Il y aura des questions pièges mais aussi une foule de
tribunes qui lui seront offertes pour défendre sa thèse. Celui qui a
l'ambition de réconcilier les parties d'un pays divisé possède-t-il ce
qu'il faut pour réconcilier les sociétés distinctes que forment
désormais les femmes et les hommes?
Le défi est de taille. Accepter de le relever ferait de
Stéphane Dion le chef du gouvernement. C'est à lui de décider.
J'attends.
***
C’est
l’histoire du gars qui entre chez un impresario avec une boite de
carton et qui ne s’occupe pas de la réceptionniste qui tente de
l’arrêter. Il sort de sa boite un petit bonhomme d’à peu près 30 cm.
L’impresario proteste un peu mais il se ravise rapidement. « Qu’est-ce
que c’est? » demande-t-il intrigué. L'autre lui répond qu’il va faire
sa fortune et qu’il devrait se mettre sur le téléphone tout de suite
pour offrir son numéro aux talkshows de fin de soirée.
Voilà
que le petit bonhomme ramasse son canotier et sa cane, qu’il saute sur
le clavier du piano et qu’il se met à danser en s’accompagnant de la
mélodie qu’il joue avec ses pieds. La secrétaire entrouvre la porte
pour voir ce qui se passe. Je te dis que l’impresario était
impressionné. Il demande à notre homme où il avait trouvé ce prodige.
C’est là
qu’il lui explique qu’il était en train de creuser un tunnel pour
s’évader de la prison où il était détenu et que dans l’ouverture il
avait trouvé une bouteille. Quand il l’a débouchée un génie en est
sorti, il a croisé les bras, lui a offert de faire un souhait et c’est
ce qu’il avait obtenu.
Formidable lui rétorque l’impresario. Aurait-il encore la bouteille
lui demande-t-il? Certainement lui répond-t-il et il la lui tend.
L’imprésario la débouche et le génie qui en sort lui offre de réaliser
un vœu. Pas fou l’impresario demande un million de dollars. Le génie
répond « Oui maître » et se croise les bras. Tout à coup on entend un
vacarme du tonnerre dans la réception. La secrétaire ouvre la porte du
bureau de son patron et elle aperçoit une nuée de canards. Stupéfait
l’imprésario invective le génie:
« Es-tu
sourd le génie? Je ne t’avais pas demandé un million de canards mais
un million de dollars »
L’autre
gars enchaîne:
« Justement il ne faudrait pas imaginer que j’avais demandé un
pianiste de 30 centimètres. »