Content d'être un gars
Glad to be a guy

 

Le 6 mars 2008
Yves Pageau

Politique extrême

Ce n'est pas facile à ramener une médaille d'or. Quand on a ça accroché au cou c'est qu'on est très chanceux et qu'on n'a fait de cadeau à personne. Les sports de haut niveau ce n'est que pour les implacables. Ceux qui en parlent n'y connaissent rien. Il n'y a que des fonctionnaires pour en parler et chacun sait que les fonctionnaires ne sont pas des athlètes de haut niveau.

Chez les politiciens aussi les médailles d'or sont rares. Est-ce qu'on imagine seulement ce que c'est que d'être le chef d'un parti politique, avoir un oeil sur la prochaine élection tout en gardant l'autre sur les concurrents qui aimeraient bien prendre la place. L'autre soir, à la télé, il y avait un panel composé seulement de femmes qui discutait du machisme qui a nui à la carrière politique de Michelle Bachelet la présidente du Chili. La question de savoir si elle a tout ce qui faut pour réussir dans ce métier n'a jamais été évoquée. Son échec ne peut être attribuable qu'au machisme des chiliens.

Si vous m'aviez posé la question j'aurais dit que son principal handicap est d'être une femme. Hého attention! Ce n'est pas le machisme des chiliens qui lui a nui mais la trop grande confiance que lui confère l'assurance qu'on devrait lui accorder une chance. La politique ne joue pas selon les règles du féminisme. Il faut du génie, du flair, de l'imagination et un instinct de tueur. La Bachelet en manque dangereusement. C'est certainement une bien bonne personne mais ce n'était peut-être pas la meilleure idée d'accorder la moitié des ministères à des femmes alors que la députation féminine n'est que de 15%. Aujourd'hui elle passe à la caisse et on en profite pour blâmer les hommes du Chili. Elles sont comme ça les femmes. Quand ça foire ce n'est jamais leur faute.