Content d'être un gars
Glad to be a guy

 

Le 5 mars 2008
Yves Pageau

Huit mars

Chaque année la journée du huit mars marque la célébration annuelle de l'infériorité féminine. On se pompe un peu pour se faire croire que la démarche féministe donne des résultats mais c'est chaque année la même chanson. Finalement, la démarche féministe c'est de la crotte de mouche. Le lendemain il faut prétendre que tout reste à faire, que la droite monte, que les acquis sont fragiles mais sont faits de haute et chaude lutte, que les masculinistes sont vilains et que les femmes en sont encore au point de départ. La condition de victime c'est ce qu'il y a de plus payant.

L'autre fois j'ai cherché à dresser la liste des avantages que comporte le féminisme. J'en ai finalement trouvé un. Il est un peu tard, je sais, mais c'est mieux que rien. Le féminisme rappelle aux femmes leur infériorité essentielle ça les maintient. Mieux encore, il rappelle aux hommes leur supériorité essentielle. Si les féministes aimeraient bien qu'on change je dois reconnaître qu'elles s'y prennent très mal. Elles répètent qu'on a les meilleurs salaires, les meilleurs emplois et le contrôle sur les institutions politiques et elles voudraient qu'on leur laisse. Vous voulez rire? Si ça vous intéresse commencez par cesser de vous comporter en publicité de soutien-gorge et venez vous associer aux meilleurs. Pour moi ce sera lait sans sucre.

Pour permettre aux femmes de ne pas se sentir inférieures à l'occasion du huit mars je n'adresserai la parole à aucune. Ce serait manquer de délicatesse de le faire. Comme ça elles restent entre elles et cette journée là elles auront l'illusion d'être normales. Minables mais normales. Le jour où les femmes auront abandonné l'idée qu'elles sont minables il n'y aura plus de raison de célébrer le huit mars. En attendant autant en profiter.