Intégrité et intégrisme désignent la même réalité et
pourtant ils sont l'opposé l'un de l'autre. Quand l'intégrité est
imposée ça s'appelle de l'intégrisme. Vous savez à quoi je pense
n'est-ce pas?
Il y a des gens qui lisent dans une boule de cristal,
dans les lignes de la main, dans la forme des fesses, dans les cartes,
dans le communiqué de presse de la FEUQ ou dans la soupe. Ils y voient
des choses qui échappent aux autres. Il y a ceux qui aimeraient bien
savoir mais qui ne font que croire. C'est là qu'on a une
hallucination. Ceux qui ne font que croire refusent d'être les seuls à
ne pas savoir alors ils se rallient au groupe. Ils font, eux aussi,
semblant de savoir. Quand l'intégrisme se met à chier ceux qui
feignent savoir se radicalisent dans l'espoir de faire taire leur
propre doute. C'est là que commence la période de déprogrammation.
C'est une période difficile pour les croyants. Ils ont perdu leurs
anciens repères et ils n'en ont pas encore trouvé de nouveaux. C'est
difficile mais c'est nécessaire.
Imaginez ce qui se passerait si les intégristes
devaient persister dans leur hallucination. C'est le principe de
l'autocuiseur: la pression monte. Qu'est-ce qui arriverait si ça
devait exploser? Assisteront-nous un jour à un renversement de
situation? Est-ce que le groupe opprimé devra un jour se poser en
oppresseur à son tour? Personne ne le souhaite mais il faut craindre
une lutte des intégrismes. La seule solution viable réside dans le
retour à l'intégrité. L'intégrité est une denrée rare par les temps
qui courent. Il faudrait que ces fondamentalistes retournent à leurs
fondements. Vous savez bien, à l'époque, elles parlaient de principes
qui avaient plein d'allure.