Content d'être un gars
Glad to be a guy

 

Le 28 février 2008
Yves Pageau

Qui sommes nous?

L'espace discursif est une tornade. L'espace quoi? Le discours, la prise de parole. Les sorcières ont le doigt pointé et accusateur. Elles ne demandent pas mieux que de nous mettre sur la défensive. Quand on est en désaccord on devient un macho patriarcal haineux.

Ces jours-ci la mode est à l'égalité pour les femmes. C'est absurde. Les viragos se prennent pour quoi exactement. Comme homme elles sont minables, On les préfère féminines mais elles ont honte de s'assumer. Tant pis. Personnellement je refuse d'être une femme, un homme rose ou une quelconque moumounes comme celles qu'on rencontre dans les classes gouvernementale et politique. Si la conséquence de mon choix est que je continue d'être exclu de la société des femmes c'est un moindre mal. On se reparlera quand il y en aura qui seront disposées à m'apprécier. Dans l'intérim c'est l'industrie du vibrateur qui prospère.

Je me suis bien fendu la gueule quand deux pisse-assis qui disaient représenter la Commission des droits de la personne se sont présentés devant la Commission des Affaires sociales. Il affirmaient que la preuve que les femmes sont moins égales que les hommes, c'est exactement ce qu'ils ont affirmé, c'est qu'un plus grand nombre de femmes que d'hommes dirigent une famille éclatée. Quels imbéciles. Ils feignent ignorer combien d'hommes engloutissent une fortune en frais judiciaires pour obtenir sinon la garde de leurs enfants du moins une garde partagée. Si c'est ça l'égalité vous pouvez vous la rouler serrée et vous l'introduire là où le soleil ne brille pas.

L'argumentaire ne s'arrête pas là. S'il y a moins de femmes que d'hommes élues au parlement ce n'est pas la preuve de l'existence d'une conspiration c'est que la politique n'intéresse pas beaucoup de femmes et ce n'est pas moi qui les blâmerais. Si plus de femmes occupent des emplois occasionnels et moins bien rémunéré c'est peut-être aussi l'indication que la richesse et les tâches sont partagées à l'intérieur des familles. Il ne faut pas discuter avec ces harpies. Qu'elles continuent leur oeuvre de destruction. Au retour l'élastique les frappera en plein visage.

Notre mission est ailleurs. On pourrait dénoncer les sophismes féministes mais c'est une perte de temps. Ces gens-là sont dérangés. Nous ne pouvons que les laisser macérer. Un jour, quand elles auront bien pris racine dans leurs mensonges, il n'y aura plus qu'à refermer le couvercle et expédier le contenant et son contenu au dépotoir. En attendant il faut se questionner sur la nature de nos rêves. Nous nous sommes habitués à nous définir en fonction du discours fémisexiste car nous pensions qu'il occupait tout l'espace discursif. Il faut maintenant nous rendre à l'évidence. Il a déjà commencé à disparaître et ce n'est pas moi qui vais le regretter.