Je ne souhaite à personne ni de se livrer à la
prostitution ni d'être féministe. Des deux maux je choisirais le
moindre. Les putes ont au moins le mérite d'être honnêtes. La
transaction est nette. Les tarifs sont connus et fixés en fonction de
la qualité du service offert. Les féministes sont plus malhonnêtes. La
transaction est sale. Sale et féminisme sont des mots qui vont bien
ensemble.
Les féministes ont inventé un piège. On s'y aventure
sans se soucier de la mâchoire qui s'y trouve; on ne regarde que l'appat. Un jour où on met la patte sur la palette. C'est quand on y
agonise qu'on comprend qu'on n'était qu'une proie. Quand on n'a pas le
courage de s'en échapper dans un costume de sapin on devient esclave.
Dans les deux cas c'est fini.
Je n'ai rien contre les trappeurs. Ce qui me révolte
c'est la cruauté du processus. Ce qui me révolte encore plus c'est son
hypocrisie. Quand on parle d'équité, de justice et d'égalité je
méprise ceux dont la bouche ment en parlant de vertu. J'en suis venu à
penser que l'acharnement que mettent les féministes à dénigrer le
travail des honnêtes travailleuses du sexe tient du protectionnisme.
Ces putes ci ne tolèrent pas la concurrence que leur font ces putes
là. Les unes sont désirables et leurs tarifs sont raisonnables. Pour
les autres c'est le contraire.
Soyez observateur. Les hommes sont dénigrés d'office.
Jean-luc Mongrain n'a même pas compris que son commentaire est
déplacé. La pauvre dame, dans le reportage qu'il venait de présenter,
en plus d'un chien et de trois enfants a un mari sur les bras.
L'imbécile n'est probablement qu'innocent. La station de télévision
pour laquelle il travaille n'est ni pire ni meilleure que la
concurrence. La misandrie est partout.
Quelques uns ont tenté de sonner le tocsin. Il n'a pas
eu plus d'écho que les augures de Cassandre. Le moment serait-il venu
de se taire? La colère gronde, Écoutez la.