J'ai
pour principe qu'on doit toujours faire attention à ce qu'on
souhaite car on pourrait l'obtenir. Si je dis ça c'est que la
réalité telle qu'elle se présente maintenant n'est que le résultat
de ce qu'on avait souhaité auparavant. Si on devait reprocher à la
réalité de ne pas être ce qu'elle devrait être on devrait aussi
reprocher à ceux qui l'ont souhaitée d'avoir fait preuve de manque
de vision.
Ne
cherchez pas plus loin que ce qui précède. Je ne veux rien insinuer
de plus que ce que j'ai dit. Pourquoi faut-il qu'on cherche
nécessairement à me faire dire ce que je ne dis pas. Tiens je donne
un exemple pour qu'on me comprenne bien. Si on demande au ciel de
nous équiper d'un pénis de trente centimètres il faut bien spécifier
que c'est de la longueur dont il s'agit pas du diamètre. Quand on a
compris que Dieu tout-puissant est un sacré farceur ça ne serait pas
mauvais non plus de préciser que le diamètre respecte les
proportions de l'ensemble et que l'organe devra être fonctionnel.
S'il y a quelqu'un qui connaît bien ce que c'est que d'avoir un
pénis de trente centimètres vous pouvez me poser des questions. Je
suis en mesure d'y répondre.
L'art
de savoir souhaiter j'ai lu ça dans quelque missel bouddhiste ou
dans les secrets de madame Minou. J'ai pensé en faire profiter le
lecteur. Le principe s'applique toujours. Je vous donne un autre
exemple choisi comme ça au hasard.
Vous
vous souvenez de la commission des Affaires sociales sur la question
de l'égalité entre les femmes et les hommes. On avait bien rigolé.
Tout ce que le Québec compte de fémicoincées avait défilé pour en
demander davantage. Il fallait voir leur gueule. Il y en avait de
très moches, de très grosses et puis il y avait les autres, les
grosses moches. On aurait dit des otaries qui viennent japper devant
le dompteur pour réclamer leur sardine de récompense. Ce n'était pas
seulement délirant c'était aussi l'occasion de bien comprendre la
dynamique qui anime cette mafia qu'on appelle maintenant le
Féminisme organisé.
Quand
le cirque a replié son chapiteau la Commission a produit un document
minuscule* qui contient une brochette de recommandations qui n'ont
rien à voir avec le principe d'égalité. Toute l'affaire n'était
qu'une farce présidée par un bouffon. C'était le bar ouvert. Elles
ne savait plus quoi souhaiter tellement elles ont déjà tout ce
qu'elles pouvaient souhaiter. Elles ont souhaité ce qu'elles avaient
déjà. Cette année là elles étaient comme des enfants qui reçoivent
plusieurs camions de pompier identiques à Noël. Le plus rigolo dans
tout ça c'est que ça ne les a pas empêché de chialer. Le père Noël
commence à comprendre que ça ne donne rien d'essayer de satisfaire
les enfants roi.
Toujours est-il que les raclures se sont souhaité une politique
gouvernementale pour qu'il y ait encore plus de propagande misandre
sur le thème de la légendaire violence faite aux femmes. C'est pas
beau ça? Aujourd'hui elles l'ont dans le fion. Ce genre d'exercice
ne passe plus. La Commission des droits de la personne ne cesse de
recevoir des plaintes pour que l'État arrête de dénigrer les hommes.
Il y a une ministre du mensonge féministe qui a l'eau qui lui coule
dans la raie du cul. Finalement, cette commission des Affaires
sociales pourrait bien avoir fait ce qu'on avait souhaité qu'elle ne
fasse pas: établir l'égalité réciproque des sexes.