Content d'être un gars
Glad to be a guy

 

Le 3 décembre 2007
Yves Pageau

L'école de réforme

J'ai pour principe qu'on doit toujours faire attention à ce qu'on souhaite car on pourrait l'obtenir. Si je dis ça c'est que la réalité telle qu'elle se présente maintenant n'est que le résultat de ce qu'on avait souhaité auparavant. Si on devait reprocher à la réalité de ne pas être ce qu'elle devrait être on devrait aussi reprocher à ceux qui l'ont souhaitée d'avoir fait preuve de manque de vision.

Ne cherchez pas plus loin que ce qui précède. Je ne veux rien insinuer de plus que ce que j'ai dit. Pourquoi faut-il qu'on cherche nécessairement à me faire dire ce que je ne dis pas. Tiens je donne un exemple pour qu'on me comprenne bien. Si on demande au ciel de nous équiper d'un pénis de trente centimètres il faut bien spécifier que c'est de la longueur dont il s'agit pas du diamètre. Quand on a compris que Dieu tout-puissant est un sacré farceur ça ne serait pas mauvais non plus de préciser que le diamètre respecte les proportions de l'ensemble et que l'organe devra être fonctionnel. S'il y a quelqu'un qui connaît bien ce que c'est que d'avoir un pénis de trente centimètres vous pouvez me poser des questions. Je suis en mesure d'y répondre.

L'art de savoir souhaiter j'ai lu ça dans quelque missel bouddhiste ou dans les secrets de madame Minou. J'ai pensé en faire profiter le lecteur. Le principe s'applique toujours. Je vous donne un autre exemple choisi comme ça au hasard.

Vous vous souvenez de la commission des Affaires sociales sur la question de l'égalité entre les femmes et les hommes. On avait bien rigolé. Tout ce que le Québec compte de fémicoincées avait défilé pour en demander davantage. Il fallait voir leur gueule. Il y en avait de très moches, de très grosses et puis il y avait les autres, les grosses moches. On aurait dit des otaries qui viennent japper devant le dompteur pour réclamer leur sardine de récompense. Ce n'était pas seulement délirant c'était aussi l'occasion de bien comprendre la dynamique qui anime cette mafia qu'on appelle maintenant le Féminisme organisé.

Quand le cirque a replié son chapiteau la Commission a produit un document minuscule* qui contient une brochette de recommandations qui n'ont rien à voir avec le principe d'égalité. Toute l'affaire n'était qu'une farce présidée par un bouffon. C'était le bar ouvert. Elles ne savait plus quoi souhaiter tellement elles ont déjà tout ce qu'elles pouvaient souhaiter. Elles ont souhaité ce qu'elles avaient déjà. Cette année là elles étaient comme des enfants qui reçoivent plusieurs camions de pompier identiques à Noël. Le plus rigolo dans tout ça c'est que ça ne les a pas empêché de chialer. Le père Noël commence à comprendre que ça ne donne rien d'essayer de satisfaire les enfants roi.

Toujours est-il que les raclures se sont souhaité une politique gouvernementale pour qu'il y ait encore plus de propagande misandre sur le thème de la légendaire violence faite aux femmes. C'est pas beau ça? Aujourd'hui elles l'ont dans le fion. Ce genre d'exercice ne passe plus. La Commission des droits de la personne ne cesse de recevoir des plaintes pour que l'État arrête de dénigrer les hommes. Il y a une ministre du mensonge féministe qui a l'eau qui lui coule dans la raie du cul. Finalement, cette commission des Affaires sociales pourrait bien avoir fait ce qu'on avait souhaité qu'elle ne fasse pas: établir l'égalité réciproque des sexes. 

* http://www.assnat.qc.ca/fra/37legislature1/commissions/CAS/egalite/rapport-egalite-final.html#_Toc121645120