Content d'être un gars
Glad to be a guy

 

Le 14 novembre 2007
Yves Pageau

Apartheid il y aura

Quand je dis que les hommes subissons systématiquement de la discrimination personne ne semble comprendre ce que je raconte. Systématique ou systémique, qu'importe. Le résultat est le même. Il y a un système qui s'acharne à discréditer les hommes. Les conséquences ne sont pas innocentes: l'égalité entre les hommes et les femmes ce n'est pas pour nous. L'égalité pour les femmes c'est l'asservissement des hommes. Tout ça se fait au nom de l'égalité pour les femmes. Voyez-vous l'arnaque. La domination des femmes sous couleur de la vertu égalitaire. C'est ce que George Orwell appelait du Novlangue.

Il serait temps que nous nous comportions comme des hommes. Le consensus se dessine pour l'établissement d'un Apartheid. Soit, Apartheid il y aura. Cessons d'accepter de fréquenter la société des femmes. Quand, dans un commerce, vous aurez le choix entre vous adresser à une femme ou à un homme adressez-vous à l'homme et quand vous n'aurez pas ce choix évitez de fréquenter le commerce. Je suis très sérieux. Au début je passais pour un énergumène. Maintenant je passe pour un énergumène qui force les gens à se poser des questions.

À cette période de l'année les arbres ont perdu leur feuilles, les flaques d'eau gèlent et Martin Dufresne diffuse son palmarès. Il faut rappeler à ceux qui pourraient l'avoir oublié que le six décembre marque l'anniversaire du drame de Polytechnique. C'est en 1989, le six décembre, qu'un déséquilibré a fait irruption à l'École Polytechnique de l'Université de Montréal et qu'il a assassiné quatorze femmes. La plupart y étaient étudiantes. Depuis l'anniversaire de l'événement est marqué par des célébrations au cours desquelles chacun est tenu de porter le Ruban blanc pour exprimer son engagement à lutter contre la violence des hommes faite aux femmes. On n'accepte pas la dissidence. Refuser de se joindre au troupeau unanime est un délit d'opinion. Celui qui le commet est sévèrement puni d'exclusion. Quand on est un homme on est tenu d'avoir honte d'être ce qu'on est. Quand on est une femme on n'a jamais besoin d'avoir honte d'avoir fait ce qu'on a fait.

En préparation du délire auquel les politiciens et les médias sont tenus de participer quelques semaines avant le jour des célébrations Martin Dufresne publie le palmarès qu'il a compilé lui-même. Il s'agit de la liste du nom des femmes et enfants tué-es par des hommes ou des inconnus au Québec depuis le 6 décembre 1989. Pensez-y. Pourquoi s'acharner de la sorte. Pourquoi amalgamer le nom des victimes de meurtres irrésolus, celui des accidentés de la route, celui des victimes du crime organisé, celui des femmes et des enfants? Pourquoi supposer que les inconnus ne peuvent nécessairement pas être de sexe féminin? Pourquoi passer sous silence tous les décès dont une femme est responsable? Pourquoi le nom des 845 victimes citées sur la liste publiée en août dernier est-il classé par ordre alphabétique de prénom? Comment se fait-il qu'année après année leur nombre oscille toujours autour de 52. D'après vous? Il faut dénigrer les hommes. Il faut surtout faire taire la dissidence en l'accusant de chercher à minimiser l'importance de la violence faite aux femmes. Le mensonge est tellement gros qu'on ne peut que s'étonner qu'il passe encore. 

Imaginez qu'on mène une campagne semblable pour dénigrer un groupe ethnique, les femmes ou un groupe religieux. Ce serait inimaginable n'est-ce pas? Les statistiques à Martin sont pourtant citées dans la presse, par les députés au parlement et lors de Commissions parlementaires. Il s'agit d'une vérité vraie.

J'avais porté plainte auprès du Conseil de presse du Québec contre le journaliste du quotidien La Presse qui avait cité les statistiques à Martin comme s'il s'agissait de faits avérés. On avait rejeté ma plainte en affirmant que la source avait été vérifiée puisque l'information avait été citée par Jocelyne Caron la féministe-imbécile du Parti Québécois. Vous savez celle qui avait offert de l'argent pour qu'on change le contenu du mémoire que présentait le groupe les Égalitaristes devant la Commission des Affaires sociales. Je porterai probablement plainte encore cette année. Le Conseil de presse du Québec, si vous voulez mon avis, est une corporation qui protège les incompétents.