Content d'être un gars
Glad to be a guy

 

Le 31 octobre 2007
Yves Pageau

Vous devriez avoir honte

Le féminisme est une chanson répondre qui se chante sur l'air de trou-lon-la, trou-a-lère. Elle raconte à peu près ceci:

Les féministes callent le reel

Vous devriez avoir honte

Et les hommes répondent en coeur

Vous avez raison nous avons honte
Comment pourrions-nous espérer jamais
Expier le crime de Marc Lépine?
Gai-on-lai, gai-le-rosier

Les féministes

Faites tomber les sous et
Continuez de baisser les yeux
Bande de salauds
Tire-le-rideau
Tire-la-ridelle

Le choeur des hommes

Ou-oui maman.
Lonti-le-rosier

Ça tombe mal. Il y a quelqu'un qui a changé les paroles de la chanson. Ça faisait un bout de temps qu'on sentait le coup venir. Il a simplement dit que, justement, il n'a pas à se sentir coupable et que le Ruban blanc il le garde en rouleau dans la salle de toilette et qu'il en porte un bout quand il s'y retire pour penser aux fémicentristes. On aurait du se la rejouer en sourdine mais on ne l'a pas fait. Il n'était pas question de lui permettre de devenir député, pensez donc, c'est lui qui, dix-huit mois auparavant, avait parrainé la résolution auprès du Conseil municipal pour désigner le jour de l'homme.

C'était l'erreur à ne pas commettre. Quoi donc? Le Jour de l'homme? Non l'erreur a été d'insister pour qu'on ait honte d'être un homme. Maintenant que la question est lancée ce n'est pas tellement que la question soit embarrassante c'est la réponse qu'on refuse d'entendre. C'est parce que c'est payant pour le Pouvoir féminin. Voilà pourquoi on devrait avoir honte d'être un homme. Je ne vous dirai pas ce que le Pouvoir féminin a au menu ces jours cis. Je ne me contenterai que de donner deux indices: ça ne coûte pas cher et ça nettoie les dents. Depuis que les paroles de la mélopée féministe ont changé son rang a décliné au palmarès des chansons les plus payantes. Maintenant quand on dit Vous devriez avoir honte on ne s'adresse plus aux hommes. On s'adresse au Pouvoir féminin. On se sent comme le parent entrant dans la chambre d'un enfant anormalement silencieux qui s'écrie Qu'est ce que tu as fait là?

La honte n'est pas d'être un homme, on ne devrait jamais avoir honte d'être ce qu'on est. La honte c'est d'avoir fait ce que le Pouvoir féminin a fait. La catastrophe est totale. Ce sont des centaines d'hommes qui, chaque année, se retirent de la société des productifs ou de la société des vivants parce que le sort qu'on leur a fait subir les ont réduits l'indigence. Pensez à tous ceux qui croient pouvoir compter sur une pension de cigale et qui auront la surprise d'apprendre qu'elle est saisie par le percepteur des pensions alimentaires pour le bénéfice d'enfants qui n'en seront alors plus. Pensez à toutes les vies qui sont brisées par les politiques fémicentristes. Pensez aux enfants dont le père a été exclu de leur vie. Pensez à l'inquiétude des parents dont les fils sont maintenant en âge de tomber dans le panneau qui les mènera à leur déchéance. Ce sont elles qui devraient avoir honte? La cruauté n'était pas obligatoire.

Le fémicentrisme sans le patriarcat est aussi toxique que le patriarcat sans le fémicentrisme. C'est le propre des fémicentristes d'être incapable de comprendre que ces bougresses omettent de tracer une voie pour leur descendance. La notion de descendance leur échappe totalement. Elles ont rentabilisé leur capacité de reproductrice mais sont incapables d'en comprendre les conséquences.

Vous savez toutes ces légendes au sujet du ciel et de l'enfer qui n'existeraient pas? J'ai su qu'elles sont fausses. L'enfer existe. Vous en parlerez à toutes ces femmes qui ont cru au fémicentrisme et qui découvrent trop tard que ces enfants dont elles disent qu'elle lui ont tout donné auraient eu besoin d'un père.