Le féminisme est une
chanson répondre qui se chante sur l'air de trou-lon-la, trou-a-lère.
Elle raconte à peu près ceci:
Les féministes callent
le reel
Vous devriez avoir honte
Et les hommes répondent
en coeur
Vous avez raison nous
avons honte
Comment pourrions-nous espérer jamais
Expier le crime de Marc Lépine?
Gai-on-lai, gai-le-rosier
Les féministes
Faites tomber les sous
et
Continuez de baisser les yeux
Bande de salauds
Tire-le-rideau
Tire-la-ridelle
Le choeur des hommes
Ou-oui maman.
Lonti-le-rosier
Ça tombe mal. Il y a quelqu'un qui a changé les paroles de la chanson.
Ça faisait un bout de temps qu'on sentait le coup venir. Il a
simplement dit que, justement, il n'a pas à se sentir coupable et que
le Ruban blanc il le garde en rouleau dans la salle de
toilette et qu'il en porte un bout quand il s'y retire pour penser aux
fémicentristes. On aurait du se la rejouer en sourdine mais on ne l'a pas
fait. Il n'était pas question de lui permettre de devenir député,
pensez donc, c'est lui qui, dix-huit mois auparavant, avait parrainé la
résolution auprès du Conseil municipal pour désigner le jour de
l'homme.
C'était l'erreur à ne pas commettre. Quoi donc? Le Jour de l'homme?
Non l'erreur a été d'insister pour qu'on ait honte d'être un homme.
Maintenant que la question est lancée ce n'est pas tellement que la question soit
embarrassante c'est la réponse qu'on refuse d'entendre. C'est parce
que c'est payant pour le Pouvoir féminin. Voilà pourquoi on
devrait avoir
honte d'être un homme. Je ne
vous dirai pas ce que le Pouvoir féminin a au menu ces jours
cis. Je ne me contenterai que de donner deux indices: ça ne coûte pas
cher et ça nettoie les dents. Depuis que les paroles de la mélopée
féministe ont changé son rang a décliné au palmarès des chansons les
plus payantes. Maintenant quand on dit Vous devriez avoir honte
on ne s'adresse plus aux hommes. On s'adresse au Pouvoir féminin. On
se sent comme le parent entrant dans la chambre d'un enfant
anormalement silencieux qui s'écrie Qu'est ce que tu as fait là?
La honte n'est pas d'être un homme, on ne devrait jamais avoir honte
d'être ce qu'on est. La honte c'est d'avoir fait ce que le Pouvoir
féminin a fait. La catastrophe est totale. Ce sont des centaines
d'hommes qui, chaque année, se retirent de la société des productifs
ou de la société des vivants parce que le sort qu'on leur a fait subir
les ont réduits l'indigence. Pensez à tous ceux qui croient pouvoir
compter sur une pension de cigale et qui auront la surprise
d'apprendre qu'elle est saisie par le percepteur des pensions
alimentaires pour le bénéfice d'enfants qui n'en seront alors plus.
Pensez à toutes les vies qui sont brisées par les politiques fémicentristes. Pensez aux enfants dont le père a été exclu de leur
vie. Pensez à l'inquiétude des parents dont les fils sont maintenant
en âge de tomber dans le panneau qui les mènera à leur déchéance. Ce
sont elles qui devraient avoir honte? La cruauté n'était pas
obligatoire.
Le fémicentrisme sans le patriarcat est aussi toxique que le
patriarcat sans le fémicentrisme. C'est le propre des fémicentristes
d'être incapable de comprendre que ces bougresses omettent
de tracer une voie pour leur descendance. La notion de descendance
leur échappe totalement. Elles ont rentabilisé leur capacité de
reproductrice mais sont incapables d'en comprendre les conséquences.
Vous savez toutes ces légendes au sujet du ciel et de l'enfer qui
n'existeraient pas? J'ai su qu'elles sont fausses. L'enfer existe.
Vous en parlerez à toutes ces femmes qui ont cru au fémicentrisme et
qui découvrent trop tard que ces enfants dont elles disent qu'elle lui
ont tout
donné auraient eu besoin d'un père.