Content d'être un gars
Glad to be a guy

 

Le 16 octobre 2007
Yves Pageau

Fiez vous à l'odeur leur chien est mort

Ça ne devait pas être réjouissant de porter la soutane pendant la révolution tranquille. On comprenait qu'on avait fait un mauvais choix de carrière. Il fallait du courage pour annoncer à ses parents qu'on allait devenir sexologue. Ils les voyaient promis à une brillante carrière ecclésiastique qui faisait l'envie de l'entourage. Il fallait annoncer à son général sacerdotale qu'on abandonnait le navire en perdition. L'air était lourd. Ceux qui, alors, avaient déjà un projet de mariage sont ceux qui s'en sortaient le mieux. Les autres devaient se présenter seuls lors la prochaine fête de famille.

C'est la déroute du féminisme. Le moment est triste comme le Mardi Gras. Elles ne vous le diront pas mais elles savent qu'elles oeuvrent dans une industrie qui n'a pas d'avenir. Elles ont l'impression de faire partie d'une secte qui avait annoncé que la fin du monde aurait lieu la semaine précédente. Elles n'ont plus envie de subir les sarcasmes de leurs beaux-frères. Ménagez les. Ne leur parlez plus du mensonge des trois cent femmes battues. Dites leur simplement que le féminisme est une bien belle idéologie et demandez leur de vous parler du massacre de l'École Polytechnique. Ça leur fait plaisir.

Ces femmes là sont bourrées de talent. On s'arrachera bientôt leur compétence sur le marché de l'emploi. Il ne faudrait pas se surprendre que leur arrivée massive de toutes ces travailleuse sur le marché de l'emploi en fasse baisser le cours. Il ne faudrait pas se surprendre que l'offre crée la demande. Une industrie de remplacement pourrait-elle voir le jour pour mettre à profit toute cette main d'oeuvre? Des entrepreneurs bridés construiront-ils de nouvelles usines pour y fabriquer d'autres bébelles inutiles? C'est improbable elles se syndiqueraient. La politique de discrimination positive dans la fonction publique pourrait-elle toutes les avantager? On va laisser faire ça va déjà assez mal comme ça. L'industrie de la restauration pourrait-elle les employer? Elles risquent de faire fuir la clientèle. Si j'étais à leur place je me dépêcherais de réorienter ma carrière avant que le marché de l'emploi ne soit saturé.

La crise du féminisme arrive à point nommé au moment où on s'apprêtait à recycler les communautés religieuses. Ce serait un secteur tout désigné elles correspondent tout à fait au profil de l'emploi. Elles seraient prises en charge et seraient tenues à l'écart de la société des hommes. Il y a de l'avenir pour les religieuses.