La
question est connue. On s'en est abondamment servi dans des histoires
de sages qui vont méditer dans une caverne Himalayenne. Il y va de ce
genre d'histoires comme du théâtre de Sharespeare. Quand on en a
compris le principe on peut se permettre des adaptations comme dans
l'histoire du garagiste qui a passé l'après-midi assis sur un tas de
pneus pour réfléchir à la question. Quel est le bruit d'une main
qui frappe? Ne perdez pas votre temps. Je connais la réponse et
elle est toute simple et remplie de sagesse. Vous verrez bien mais pas
tout de suite.
Qu’est-ce qu’est ce masculinisme auquel on
réfère abondamment dans les médias. Personne ne l’a jamais défini
clairement. Il ne s’agirait que de la transposition du terme
féminisme. Pour comprendre l’autre il faut comprendre l’un. Sait-on
vraiment ce qu’est ce féminisme? Regardons le de près pour voir de
quoi il est fait.
Selon la définition du dictionnaire le
féminisme serait l’attitude de ceux qui
souhaitent que les droits des femmes
soient les mêmes que ceux des homme.
La définition est instructive. Pour que le légendaire masculinisme
soit le contraire du féminisme il faudrait que cette définition soit
réversible. Elle ne l'est pas.
Le féminisme contemporain est une
transposition maladroite du marxisme dont il a emprunté les tics. Le
marxisme résume la société en deux entités opposées, le Capital et le
Prolétariat qui se font la lutte. L’issue de cette lutte ne peut être
que la dictature du Prolétariat. C’est prévu au scénario. Il y va du
marxisme comme de la commedia dell’arte en ce sens que la fin est
incontournable il n’y a que la lutte des classes qui puisse offrir de
l’intérêt.
Le féminisme contemporain pratiqué au
Québec utilise la grille d’analyse du marxisme. Comme c’est souvent le
cas quand on fait la transposition d’une œuvre littéraire le scénario
original emprunté à un européen du XIXème
siècle est mal adapté à la réalité à laquelle il s’applique. Ainsi la
lutte des classes est devenue la lutte des sexes où le Patriarcat joue
le rôle de l’oppresseur, une transposition du rôle du Capital, et
les femmes jouent celui de l’opprimée une transposition du
rôle du prolétariat. Selon ce scénario le féminisme mène un combat
de chaudes luttes à l’issue duquel les femmes se
libèrent de l’oppression du Patriarcat pour atteindre ce qu’il es
convenu de désigner l’égalité pour les femmes. C’est là
que ça ne fonctionne plus. Le scénario original prévoit que l’histoire
se termine par la dictature de la classe opprimée.
Pour rendre les choses plus intéressantes on a inventé une inégalité
essentielle. C'est parce que cette inégalité est essentielle que
l'égalité tant recherchée est tellement difficile à atteindre. On a
inventé le concept de la violence faite aux femmes. En vertu du
principe selon lequel les hommes sont essentiellement des brutes il
n'y aura d'égalité possible que le jour où les hommes auront
domestiqué leur virilité et qu'ils seront devenus des femmes comme les
autres.
Dans le scénario marxiste, pour qu’il y ait
un combat il fallait aussi qu’il y ait un opposant. C’est là qu’on a
inventé les masculinistes. La réalité que désigne le terme n’est rien
d’autre qu’une invention utile au déroulement du scénario de la lutte
des sexes. Il faudrait, pour en accepter l’existence, admettre
l’existence d’un groupe d’opposants à l’égalité entre les femmes et
les hommes. Ça ne fonctionne vraiment pas comme scénario. Pourquoi
l’égalité tant recherchée serait-elle l’objet de la lutte entre deux
camps convergents. L’idée est absurde. Elle lève le voile sur le
paradoxe de ce féminisme qui prétend établir l’égalité entre les
femmes et les hommes tout en faisant le contraire.
Le terme féminisme, le mot l’indique, est
une idéologie qui ne concernerait que les femmes. Tout comme la
dictature du prolétariat, l’aboutissement de la lutte des
Pour en
revenir à notre histoire le bruit d'une main qui frappe c'est... le
bruit d'une main qui frappe. Tentez l'expérience vous verrez. La
réponse s'applique dans tous les cas. Vous voyez bien qu'il n'y avait
pas de quoi perdre tout un après-midi assis sur un tas de pneus.