Quand, dans les médias, on
parle de l'affaire relative au manoir du couple Marois - Blanchet on
commet l'erreur d'en réduire l'ampleur. Dans sa chronique quotidienne
à la radio. Denise Bombardier n'a parlé que de la démesure du palais
qu'habite l'aspirante premier-ministre. La démesure de la propriété
c'est une chose. Elle pose la question de la cohérence de sa
propriétaire dont la carrière politique nie l'idée d'élitisme.
L'information diffusée par le
quotidien The Gazette lève le voile sur un scandale qui dépasse
largement la démesure de la résidence de madame Marois. Il est
question du dé-zonage frauduleux, d'utilisation d'un terrain qui
appartient à l'État, de la nomination du mari de la dame à la
direction de la SGF. Si on grattait un peu qu'est-ce qu'on pourrait
trouver d'autre? Madame Marois a perdu le confiance de l'électorat.
L'opération de relations publique menée par Pauline
Marois ne visait qu'à étouffer l'affaire. Elle a déclaré son innocence
mais elle ne l'a pas démontrée. Le squelette est maintenant sous le
tapis.
À défaut d'accepter de faire la lumière madame Marois
laisse comprendre qu'elle a intérêt à ne pas la faire. Il est à
prévoir que l'affaire sera évoquée de nouveau. Elle est un boulet
politique. Le parti politique que dirige madame Marois, pour accomplir
ses ambitions, devra changer de chef. S'il devait attendre une autre
défaite électorale pour le faire il pourrait commettre une erreur
irréparable.
À défaut de fournir des explications madame Marois doit
démissionner. On sait qu'elle ne fera ni l'un ni l'autre à moins que
les péquistes ne l'y obligent.