Content d'être un gars
Glad to be a guy

 

Le 5 octobre 2007
Yves Pageau

Pauline Marois ne doit pas rester

Quand, dans les médias, on parle de l'affaire relative au manoir du couple Marois - Blanchet on commet l'erreur d'en réduire l'ampleur. Dans sa chronique quotidienne à la radio. Denise Bombardier n'a parlé que de la démesure du palais qu'habite l'aspirante premier-ministre. La démesure de la propriété c'est une chose. Elle pose la question de la cohérence de sa propriétaire dont la carrière politique nie l'idée d'élitisme.

L'information diffusée par le quotidien The Gazette lève le voile sur un scandale qui dépasse largement la démesure de la résidence de madame Marois. Il est question du dé-zonage frauduleux, d'utilisation d'un terrain qui appartient à l'État, de la nomination du mari de la dame à la direction de la SGF. Si on grattait un peu qu'est-ce qu'on pourrait trouver d'autre? Madame Marois a perdu le confiance de l'électorat.

L'opération de relations publique menée par Pauline Marois ne visait qu'à étouffer l'affaire. Elle a déclaré son innocence mais elle ne l'a pas démontrée. Le squelette est maintenant sous le tapis.

À défaut d'accepter de faire la lumière madame Marois laisse comprendre qu'elle a intérêt à ne pas la faire. Il est à prévoir que l'affaire sera évoquée de nouveau. Elle est un boulet politique. Le parti politique que dirige madame Marois, pour accomplir ses ambitions, devra changer de chef. S'il devait attendre une autre défaite électorale pour le faire il pourrait commettre une erreur irréparable.

À défaut de fournir des explications madame Marois doit démissionner. On sait qu'elle ne fera ni l'un ni l'autre à moins que les péquistes ne l'y obligent.