Content d'être un gars
Glad to be a guy

 

Le 27 septembre 2007
Yves Pageau

Noir désir

Le Bien le le Mal sont allés au au bal. À l'aube ils sont rentrés ensemble. On ne savait pas que ces deux là avaient des sympathies. C'est normal, puisqu'ils ont toujours formé une paire, qu'ils forment un couple.

Le Bien c'est la mission au prix du sacrifice. Le Mal c'est le bénéfice personnel au prix de la mission. Un peu de Bien et un peu de Mal c'est l'équilibre. C'est le principe d'un peu de pain pour finir la mélasse et d'un peu de mélasse pour finir le pain. On s'enrichit et on contribue au bien collectif; le bien collectif favorise l'enrichissement individuel. C'est le Tao de la richesse.

Pensez-vous sérieusement que ces deux là devraient coucher ensemble? À qui ressembleront leurs rejetons? À qui ressemblera leur famille? Pensez-vous sérieusement que la mission et le bénéfice puissent se métisser pour former un tout cohérent?

Pourtant, quand on ne regarde que celui des deux qui porte l'auréole on serait tenté d'y croire. On l'imagine dans une confortable maison en train de ne jamais manquer d'intégrité. C'est quand on a vu la démesure de la confortable maison qu'on s'est demandé si tout ça c'est possible sans jamais avoir manqué d'intégrité. C'est devenu clair: tout ça c'est de la frime. Il n'y a pas de retour possible. Le charme est rompu. Le Bien a les cornes à l'air. Est-il possible que son jeu n'ait jamais été qu'intéressé? Quand on comprend qu'on a été naïf on se déteste et c'est quand on se déteste que les têtes roulent. Aucune menace ni aucune justification ne ramènera jamais le charme rompu. Il faut l'accepter et qu'elle se retire puisque son père ne l'avait pas fait.