L'étymologie
du terme patronyme indique qu'il est hérité du père. Les généalogistes
disent de la transmission du nom qu'elle était patrilinéaire.
Là
où le deuxième nom attribué à un enfant est celui de sa mère, on
dit du deuxième nom qu'il est le matronyme.
Traditionnellement,
le deuxième nom attribué à un enfant est celui de son père, un
patronyme. Il permet au père de déclarer publiquement qu'il accepte la
paternité que lui attribue la mère de l'enfant.
Au
Québec où la paternité a mauvaise réputation elle est associée au patriarcat. Le deuxième nom attribué à un enfant est
formé du
deuxième nom de l'un ou l'autre de ses parents, parfois des deux, avec
ou sans trait d'union, selon un ordre aléatoire et pas toujours le même que
celui des autres enfants issus du même couple. Un jugement rendu récemment
par un juge ontarien accorde à la mère le privilège de choisir seule du deuxième
nom que portera son enfant.
Le
deuxième nom attribué à un enfant ne peut plus s'appeler un nom
de famille puisque chacun des enfants des deux mêmes parents ne portent
pas nécessairement le même. Le deuxième nom qui n'est ni un
patronyme ni un matronyme ni un nom de famille est insignifiant puisqu'il ne
lie à rien celui qui le porte. Il n'est pas impossible, qu'un jour,
l'industrie de la publicité commandite les parents pour leur acheter le
droit de choisir le deuxième nom de leur enfant.
Quand
un enfant qui porte un deuxième nom double devient un parent à son
tour, il ne pourrait devoir ne transmettre à son enfant qu'une partie de son
deuxième nom. Symboliquement, il pourrait être placé dans la situation
où il aura l'impression de renier le parent qui lui avait transmis la partie
du deuxième
nom qu'il abandonne.