Il est certain que si l’agressivité des taureaux espagnols
n’était pas stimulée depuis leur naissance, c’est l’industrie de la corrida
qui s’effondrerait. L’argument économique devrait finir par convaincre les
autorités politiques qu’il est urgent de s’attaquer de façon efficace au
problème de la violence domestique. Les statistiques à ce sujet ne cessent
d'augmenter à mesure que les gouvernements engloutissent des dizaines de
millions de dollars dans l'industrie des refuges pour femmes victimes.
Pour étoffer l’argument économique il faut établir la valeur
des bénéfices engendrés par la violence domestique pour la plaignante qui en
récolte les bénéfices, les avocats et l'industrie des refuges pour femmes
victimes. Nous soupçonnons que, si le problème n'est pas endigué, c'est parce
qu'il génère d'importantes opportunités d'affaires aux dépens des présumés
agresseurs.
L’adoption unanime par l’Assemblée
Nationale du Québec le 6 décembre 2001 d’une
motion contre la
violence faite aux femmes n’a pas dissipé les
doutes qui persistent au sujet de l’efficacité des moyens adoptés pour y
parvenir. L’entêtement que mettent les groupes de pression à s’opposer à toute
discussion qui pourrait provoquer un changement est inquiétant.
Depuis 1980, l'État a élaboré des politiques d'intervention en
se basant sur la notion largement publicisée que 300 000 femmes sont victimes
de violence conjugale chaque année au Québec. Une demande d'accès à
l'information a révélé en novembre 2004 que cette affirmation est absolument
dépourvue de fondements. Le nombre d'hommes condamnés dans des cas de violence
conjugale serait de l'ordre de 3500 par année. Malgré tout, les politiques
d'intervention et les ressources consacrées à lutter contre la violence
conjugale sont restés les mêmes.