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Dictionnaire de la condition masculine

Avortement

L’avortement, dans le sens qu’on lui accorde ici, est une interruption volontaire de grossesse pratiquée à la demande de la femme qui le subit par une équipe médicale compétente dans des conditions adéquates.

En principe, il est convenu que l'avortement est libre et gratuit, c'est à dire qu'il fait partie des pratiques médicales acceptées et qu'il est couvert par le programme d'assurance maladie du Québec. S'il devait ne pas être pratiqué rapidement, il ne serait ni libre ni gratuit.

Selon ceux qui s'opposent à la pratique de l'avortement, on les appelle les Pro vie, puisque le fœtus est vivant, l'avortement est un meurtre. On rapporte parfois que certains administrateurs de cliniques médicales allongent le délai d'attente des femmes qui demandent un avortement en espérant qu'elles y renoncent ou qu'elles atteignent une étape de la grossesse où l'avortement lui serait déconseillé et qu'elle donne naissance à l'enfant non désiré.

La loi canadienne ne prévoit aucun délai au cours du déroulement de la grossesse après lequel l'avortement est interdit. En principe, il serait légal de le pratiquer jusqu'au moment de l'accouchement. Dans les faits, il n'est pratiqué que jusqu'à la vingt-quatrième semaine de la grossesse, moment après lequel l'avortement représente un danger pour la santé de la femme qui le subit.

Le décision du père d'avoir un enfant n'a aucune valeur légale pour empêcher une femme de subir un avortement. Si, par contre, le père de l'enfant à naître refuse d'en porter la responsabilité, il lui est impossible d'en obliger la mère à subir un avortement. Il sera tenu financièrement responsable de l'enfant pendant une période pouvant aller jusqu'à 30 ans. Selon la volonté de la femme, le foetus set soit un amas de tissus ou un enfant à naître dont le père est tenu financièrement responsable.   

Au Québec, où l’avortement est légal, certaines féministes démontrent moins de tolérance envers l’expression de réserves envers l'avortement que n'en avait l’Église Catholique au Moyen-âge envers ceux qui acceptaient l'idée que la Terre n'était peut-être pas plate.*

Les femmes qui demandent des avortements à répétition n'ont pas compris qu'il ne s'agit pas d'une forme de contraception gratuite. Les politiciens ont compris qu'il n'est pas question d'imposer des frais aux femmes qui subissent des avortements répétés. Ils savent que le butin féministe, les acquis du féminisme, est gardé par des viragos.

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* La phrase de l'avant dernier paragraphe de ce texte est souvent utilisée pour discréditer l'ensemble du dictionnaire de la condition masculine, tous ceux que la condition masculine préoccupent ainsi que toute critique envers le Pouvoir féminin. On prétend y voir un début de conspiration patriarcale visant à asservir la moitié féminine de la population à la lessive, à la cuisine et à la marmaille. Cette phrase a été citée textuellement lors du Congrès international Paroles d'hommes tenu à Montréal en avril 2005 pour démontrer qu'hors de la pensée eunuque, il n'y a que des pleurs et des grincements de dents. Les réactions suscitées par la phrase tendent à démontrer qu'elle est vraie: les féministes ne tolèrent pas qu'autrui aborde la question de l'avortement.

Voir aussi Yessir, madame.