Le fait de porter de
fausses allégations avec des
intentions malicieuses est un acte criminel. Il consiste à accuser quelqu’un
d’un crime qu’il n’a pas commis. Quand les allégations sont fausses et
qu’elles ont été portées dans le seul but de nuire à l’accusé, l’accusatrice
se rend coupable de méfait public, un crime qui, normalement, serait passible d’une peine maximale de
cinq ans d’emprisonnement.
Quand une
fausse victime porte de
fausses allégations
contre le faux coupable,
le magistrat qui entend la cause doit faire preuve de prudence. Puisque le
témoignage de la
fausse victime constitue un élément important de
la preuve sur laquelle il doit baser son jugement, il préfère ne pas risquer
d’acquitter l’accusé qui pourrait être un
faux innocent.
Il le soumet à des conditions en attendant son procès et lui demande de se
soumettre à une
évaluation psychosociale qui devrait constituer
un élément de preuve additionnel lors du procès.
Quelle que soit l’issue du procès, le
faux coupable
doit supporter le fardeau financier de sa défense et, lorsqu’il se présente au
tribunal de la famille pour négocier les modalités de la garde de ses enfants,
les accusations qui ont été portées contre lui constituent un élément
important de discrédit qui sera retenu contre lui. Si on tenait compte de l’aliénation
parentale induite par les
fausses allégations
ainsi que de la menace qu’elles constituent pour l’équilibre de l’enfant elles
ne seraient pas tolérées comme elles le sont actuellement.
Si le
faux coupable devait être condamné, en plus des
désagréments associés à la sentence à laquelle il sera soumis et au casier
judiciaire dont il devra subir les conséquences pendant des années, c’est la
crédibilité du parent aux yeux de son enfant qui serait définitivement
affectée.
On a démontré que
les intervenantes qui oeuvrent auprès des refuges pour femmes victimes
incitent parfois les pensionnaires des refuges à porter de
fausses allégations de violence conjugale
contre leur conjoint. Quand il est démontré que les allégations de violence
conjugale étaient fausses, il est rare que la plaignante soit poursuivie pour
le crime de méfait public dont elle est coupable.