Les
leçons de l’histoire en RDA:
Emmanuel Droit nous apprend qu’en République Démocratique Allemande, il y
avait 44 % de femmes actives en 1950 ( date de création de cet Etat) et 90%
en 1989 (date de sa disparition)
Pour mieux collectiviser le pays, l’accent est mis, dès le départ, sur la
libération des femmes. :création de crèches, de cantines, de garderies, de
laveries…, y compris dans les entreprises.
1955 : 67 000 places en crèches ; 1989 : 3,5 millions de places, 80% des
enfants de moins de 3 ans sont gardés collectivement. Au même moment, seuls
15% des enfants vivent dans les mêmes conditions en RFA
Ainsi la RDA et l’ex URRS (dans une moindre mesure), ont très tôt réalisé le
rêve féministe : les femmes au travail et les enfants dans des structures
collectives
Pour quels résultats ?
-une envolée des divorces : 25 000 en 1960 / 50 000 en 1989 ( surtout à la
demande des femmes)
-une natalité en chute libre : 1,64 enfant / femme en 1976, puis 1,94 dans
les années 80, après des mesures natalistes à l’image de la France.
Une forme de temps partiel payé 100% pour les femmes :
« Elles quittaient le travail le vendredi midi pour aller chez le boucher (
problèmes d’approvisionnements) On a fermé les yeux ! »
-un désinvestissement progressif des femmes de la sphère professionnelle :
de nombreuses femmes refusent les formations longues, le temps plein, ou des
promotions coûteuses en temps, pour se replier sur la sphère familiale.
-des problèmes récurrents d’approvisionnement : qui conduisent beaucoup à
s’investir dans les potagers familiaux,( 1 million de Jardins Schreber en
1989) le temps partiel …
-une désaffection croissante de la jeunesse, malgré les soins de l’Etat
Le pays a connu une véritable hémorragie de population, surtout des jeunes :
De 1945 à 1961 ( construction du mur) 3,5 millions de personnes fuient le
pays « des ouvriers et des paysans » et malgré le Mur qui a fait 1245 morts
de 1961 à 1989, 235 000 autres s’enfuirent.
Notons que d’autres formes de collectivisme connaissent la même désaffection
à la même époque, comme les kiboutzs israéliens, les communes chinoises …
Ainsi, les politiques préconisées par le féminisme aujourd’hui ont partout
et constamment échoué :
- libération des femmes par le travail
- -collectivisation des tâches féminines : maternage,éducation, santé…
se sont partout soldées par des échecs retentissants !
Pourquoi la mutualisation des problèmes ne peut-elle que les multiplier ?
-
-parce que le collectif dilue les responsabilités et décourage les
initiatives individuelles qui ,une fois testées, pourraient être
généralisées
- parce que l’irresponsabilité consécutive aux décisions collectives ,
conduit à créer un ennemi extérieur, bouc émissaire qui évite toute
recherche de responsable.
Le cercle vicieux est ainsi bouclé !
On retrouve toutes ces constantes dans le mouvement féministe
-Décisions prises par des « collectifs de femmes »
-Irresponsabilité totale des propositions ou des statistiques avancées
-résultats jamais validés par un bilan chiffrable.
-définition d’un ennemi extérieur occulte et insaisissable: l’homme
- et sa conséquence : la démotivation des hommes, véritable apathie du
kolkhosien.
Pour prédire l’Avenir du féminisme, il suffit de déchiffrer l’histoire des
collectivismes du Passé.