Yves Chartrand
14/06/2008 07h54
Conseil du
statut de la femme
La fois ou j'ai eu l'air le plus fou
La présidente
du Conseil du statut de la femme Christiane Pelchat a dû se mordre les
doigts jeudi matin lorsqu'elle a pris connaissance de la brochette de
nominations féminines au service de l'information du réseau français de
Radio-Canada.
La veille, on
s'en souvient, Mme Pelchat a fait une superbe montée de lait, criant au
scandale et accusant la Société d'État de perpétuer des attitudes
sexistes. «Sa réaction (de la SRC) de tasser les femmes comme lectrices
de nouvelles et animatrices d'émissions d'actualités nous montre que
Radio-Canada adhère au stéréotype des femmes Sois belle et tais-toi
(...).»
La sortie
impertinente de la présidente du Conseil du statut de la femme a bien
fait rire ici sur la colline parlementaire à Québec mais elle n'a
surpris personne. Car qui connaît le personnage sait ce dont il est
capable. Pour faire image, disons que, quelquefois, il y a trop de
courant qui passe pour la grosseur du fil...
Chef de cabinet
Christiane
Pelchat nous a valu de mémorables moments médiatiques en 2006 lorsque
Jean Charest l'avait nommée chef de cabinet pour venir à la rescousse de
l'ineffable Carole Théberge, ex-ministre de la Famille qui coulait à pic
dans le dossier des garderies.
Ancienne
députée libérale du comté de Vachon devenue aparachick du pouvoir, Mme
Pelchat avait poussé le zèle à un point qui n'était pas permis de le
faire. Elle avait été qualifiée de «dictateure» par Sylvain Lévesque,
alors président de l'Association des garderies privées du Québec.
Ce sont
d'ailleurs ses frasques qui lui ont valu sa nomination au Conseil du
statut de la femme en décembre 2006. On disait alors dans le milieu
libéral qu'il valait mieux éloigner du pouvoir ce «coq sans crête» au
tempérament trop impétueux.