La Gazette des gonzes

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Glad to be a guy

 

Samedi, le 19 avril 2008
Saturday, April 19 2008

 

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Allégations mensongères

 

Il y a des électeurs déçus de leur gouvernement

 

Cossette signe une campagne contre les agressions sexuelles

 

Se séparer, ce n'est pas quitter quelqu'un, c'est se quitter tous les deux.

 

 

 

Font pitié en chien

dimanche 6 avril 2008
Vols, viols, violences et vérités

 


Le plaisir de tuer

Michel Dubec est psychiatre et psychanalyste. Il aurait pu se contenter de soulager les névroses dans un cabinet cosy. Mais il est devenu expert auprès des tribunaux et, depuis un quart de siècle, a côtoyé les pires meurtriers, de Carlos à Guy Georges. Pédophiles, escrocs, terroristes d'Action Directe, islamistes, psychopathes, tueurs en série, son journal professionnel est un véritable Bottin mondain du crime.

C'est ce qu'il nous conte ici grâce à la plume incisive de Chantal de Rudder. Poussé dans ses retranchements, il accepte de ne rien laisser dans l'ombre. Elle l'entraîne loin, au plus profond des « monstres » qu'il a scrutés mais aussi de lui-même.
Longtemps il a justifié sa présence sur la galère de l'expertise judiciaire par sa fibre sociale, ses origines plus que modestes, la dynastie de truands dont il est issu, le voyou qu'il aurait pu être.

Et puis il a rencontré Paul Touvier, le premier collabo français jamais jugé pour crime contre l'humanité. L'histoire de la famille Dubec, c'est l'histoire de la Shoah. Face à Touvier, Michel Dubec réalise qu'il se mesure depuis toujours à l'énigme du mal : « Ici, il n'y a pas de pourquoi » avait lâché un garde-chiourme d'Auschwitz au déporté Primo Levi.

Au fil d'une quête aussi captivante qu'une enquête, Michel Dubec réussit à nous faire toucher l'âme du crime.

Michel Dubec, né en 1948 à Paris, a été psychiatre à la prison de Fleury-Mérogis et pédopsychiatre à Saint-Denis. Il est expert agréé par la Cour de Cassation. Il a écrit Crimes et sentiments avec Claude Cherki-Nicklès (Seuil. 1992) et Les Maîtres-trompeurs (Seuil, 1996).

Chantal de Rudder, grande reportère et rédactrice en chef du Nouvel Observateur pendant plus de vingt ans, a couvert les événements qui ont marqué la fin du siècle dernier. Écrivaine et scénariste, son dernier film, Les Amants du Flore, a obtenu le prix du meilleur scénario au FIPA ainsi qu'au Festival de télévision de Monte-Carlo en 2006.

 

Masculiniste haineux et son goûter

 

Ça gronde en France

10% de femmes victimes

L'enquête épinglée

 

Comme une fillette ??????

 

La Planète Hurlante

 

Croisade contre les Fils de Satan Francs-Maçons !!!

 

 

Dans une pétition diffusée sur Internet, il m’est reproché de me livrer à une justification « des violences faites aux femmes, et même des viols », dans mon dernier livre, Le Plaisir de tuer (co-écrit avec Chantal de Rudder, Seuil), et particulièrement dans les pages consacrées à Guy Georges (pp. 210 et suivantes).

Il va de soi que je condamne sans ambiguïté le viol, ainsi que la violence en général, y compris les violences conjugales, intra-familiales et le harcèlement. M’accuser de « complicité masculiniste » avec Guy Georges, c’est méconnaître d’abord la nature de l'avis que j'ai rendu dans cette affaire et où certains ont même vu la marque d'une excessive sévérité (Libération du mardi 3 avril 2001). C’est ignorer ensuite les chapitres que j’ai consacrés au viol des femmes, à l’inceste et à la pédophilie dans mon premier ouvrage (Crimes et Sentiments, co-écrit avec Claude Cherki-Nicklès, Seuil, 1992) à une époque où ces fléaux n’étaient pas combattus avec la même vigueur qu’aujourd’hui.

Du fait de mes responsabilités professionnelles auprès des tribunaux, je suis amené à rencontrer de multiples criminels. Il m’est demandé, dans ce cadre, de comprendre ou d’essayer de comprendre leur comportement avant de rendre un avis sur leur responsabilité pénale. Pour réaliser correctement ce travail, il convient de suspendre un instant le jugement moral pour considérer le monde de la vie psychique, les fantasmes qui la traversent et les modalités particulières d'un passage à l'acte.

La différence entre une personne ordinaire et Guy Georges n’est pas que la première n’aurait ni vie intérieure ni fantasmes, mais qu’elle en reste là. Guy Georges, lui, passe à l'acte, il viole, il tue. C'est en cela, et en cela seulement, qu'il relève de la justice criminelle. Mais, dans le cadre de l'expertise, c'est sur le terrain des fantasmes qu'il cherchait à nouer une forme d'entente avec son interlocuteur. C'est ce que j'ai voulu raconter, sans fard ni détours, dans les pages attaquées par les pétitionnaires.

Toutefois, comme tout récit, celui-ci a un début, un milieu et une fin. En l'occurrence, une rencontre, une épreuve et un dénouement. La rencontre, c'est celle de Guy Georges : je ne l'ai pas choisi, c'est la justice qui me l'a présenté. L'épreuve, ce sont nos entretiens où il cherchait à m'attirer dans une sorte de partage pervers, comme il l'avait fait ou le ferait bientôt avec les autres experts commis dans cette affaire. La description de ce qui se jouait dans ces échanges a pu heurter, voire scandaliser, mais il s'agissait bien d'une épreuve et non d'un simple moment d'empathie. Car on ne sort pas indemne de ce genre d'échanges, même si l'important est précisément d'en sortir, comme je l'ai explicitement souligné à la page 213 du livre incriminé : « On se réveille comme d’un mauvais rêve, brutalement. On se retrouve brusquement dans la peau de ses victimes, solidaire de leurs familles en deuil, broyé par la même insupportable douleur qu’elles, de l’autre côté du miroir, là où le fantasme s’arrête. Et on en veut à Guy Georges du bout de chemin qu’on a été capable de faire avec lui, comme s’il nous avait piégés… ».

Mais il faut, pour le comprendre, lire le récit du début à la fin et comme un ensemble de séquences indivisibles. Au-delà de son dénouement strictement judiciaire (l'avis que je rends finalement à la justice et que certains jugèrent, comme je l'ai dit, non pas complice, mais sévère), c'est aussi le travail d'un dépassement que j'ai voulu rapporter ici.

De ce point de vue, ce livre est un exercice de sincérité sur un métier que je pratique depuis plusieurs dizaines d'années. Celui-ci m'a exposé à bien d'autres épreuves, dont beaucoup sont racontées dans le livre. Etais-je plus vulnérable qu'un autre ? Plus faible ? Moins disposé à traverser ces descentes aux enfers ? Je ne le crois pas. Les experts ne sont pas des machines. Et c'est justement pour cela qu'ils doivent s'astreindre, plus encore que les autres, à voir clair en eux-mêmes et analyser leurs propres affects pour pouvoir faire correctement leur métier.

D'une manière plus générale, j'ai la conviction qu'il y a toujours un avantage à ne pas ignorer nos fragilités, à savoir que le mal est à nos portes, et qu'il y aurait un grand danger, aussi bien individuellement que collectivement, à s'interdire cette reconnaissance. Si l'on veut dominer ses passions, il faut commencer par éviter de se tromper sur soi-même, de se mentir et de s'abuser. C'est aussi le sens de la confession professionnelle que j'ai voulu livrer au public, dans toute la vérité de mon expérience.

Je regrette que mes propos aient pu être mal interprétés et que certaines phrases, a fortiori sorties de leur contexte, aient pu heurter. Mais le choc que certains ressentent à la lecture de ces lignes n’est encore qu’une pâle traduction de la douleur que l’on éprouve au contact des tueurs et des violeurs. Il est en tout cas, en dernière analyse, le prix d'un supplément de conscience que je crois vital.

15 avril 2008

Michel DUBEC

 

Le plaisir de tuer

Un psychiatre et le crime

 

An unconstitutional entitlement

 

China 'torch guardians' warned

 

Locution latine

Ad majorem Dei gloriam

À la plus grande gloire de Dieu (souvent abbrévié « AMDG »)

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