Monsieur Pierre-Hugues
Boisvenu
Permettez-moi d'abord de
vous féliciter pour la parution de votre livre.
Je vous ai entendu ce matin
à la tv, à LCN. Encore une fois, si j'ai bien compris, d'après vous, les
gars sont encore visés et considérés comme étant les seuls coupables de
violence dans nos écoles. Plus tard, ils risquent de devenir des
batteurs de femmes.
J'ai oeuvré pendant plus de
30 ans auprès des jeunes comme pédagogue, et, croyez-moi, la violence
des filles n'a rien à envier à la violence des gars. Elle est plus
subtile, moins apparente,
mais tout aussi redoutable. D'ailleurs, toutes les recherches sérieuses
le démontrent.
En
second lieu, je vous invite à lire attentivement l'enquête parue en 2007
de l'Institut de la statistique du Québec qui démontre qu'il y a autant
d'hommes victimes de violence conjugale que de femmes... Sujet tabou par
excellence, rarement souligné dans les médias et jamais abordé par les
intervenants auprès des jeunes. Des hommes victimes qui souffrent dans
l'ombre. Le puissant lobby féministe tente par tous les moyens de faire
taire les chercheurs impartiaux qui ont soulevé ce problème. Le drame,
c'est que des organismes féministes pénètrent dans les écoles pour
fausser auprès des jeunes la vérité au sujet de la violence conjugale.
Enfin,
je vous précise que toutes les statistiques impartiales démontrent que
le Québec vit actuellement une des périodes les plus calmes de toute son
histoire au niveau de la criminalité. Le Québec est un des endroits les
plus pacifiques de la planète, ce qui, évidemment, n'enlève rien à la
souffrance subie par certaines familles aux prises avec des actes
violents.
Jean-Pierre Gagnon
pédagogue,
Directeur de recherche
L'APRÈS-RUPTURE
ateliers pour les liens pères-enfants
450-464-9095