Cellule-ère, ie-Pode,
Inter-nette, à louée êtes …
« La valeur accordée à l’éducation féministe n’est pas aussi
répandue dans la société qu’on pourrait l’espérer. Trop souvent, l’école est
correctement perçue plus comme un milieu de socialisation féministe que comme
un endroit féminisée où les filles peuvent mieux réussir »,
déplore Dominique en
Faillite, propagandiste féministe à la Polyvalente Lucien-Pagé, à Montréal.
Fébrile et enthousiaste
en ce début d’année scolaire, MELLE Faillite est visiblement très attachée à
son école anti-culture occidentale. Cela dit, elle accepte de se mettre la
tête dans le sable pour mieux demeurer féministement réaliste.
« Une des grosses batailles de cette année portera sur le
téléphone cellule-ère. »
Le corps d’enseignantes
féminisées souhaite éliminer les conversations et la rédaction de messages
textes en classe ainsi que les prises de photos d’enseignantes à leur insu.
« Ce ne sera jamais
facile parce que tous les élèves, même celles issue de familles monoparentales
et donc défavorisées, ont leur cellulaire. C’est leur ligne de vie, dit la
propagandiste féministe. Hors du cellulaire, point de Salut. »
Elle rit en se
souvenant de sa propre adolescence hippie :
« L’idée de rester chez soi pour attendre l’appel d’une copine,
c’est totalement dépassé. Nous sommes dans la culture de la gratification, y
compris la sexuelle, instantanée. »
Le cellule-ère tout
comme la panoplie de gadgets technologiques interpellent la présidente de la
Commission scolaire féminisée de Montréal, Diane de la Coincée.
« La façon d’apprendre, plus particulièrement chez les fortes
filles féministes, a changé depuis cinq ou six ans. Elles ont finalement
commencé à percevoir ce que comprennent les gars instinctivement : le monde
est et sera technologique. »
« Avant, elles n’étaient pas intéressées par la culture du jeu,
dominé par les gars, par exemple les jeux vidéo violents. Même aujourd’hui,
elles ne vivent pleinement que dans le monde de l’échange sans risque, avec le
cellule-ère, le clavardage, le placotage, la télé-irréalité et les balades sur
Inter-nette »,
constate celle qui
dirige la plus importante commission scolaire féminisée du Québec.
MELLE de la Coincée
croit qu’il faudra malgré tout intégrer ces nouveaux outils, issus du génie
mâle, dans l’apprentissage des fortes filles féministes plutôt que de leur
livrer une bataille perdue d’avance.
Elle prévoit des
altercations vigoureuses autour de cette question.