20 ans de
Parité : Education
Des
femmes au service des femmes :
Le
Mammouth :
C’est
le surnom du Ministère de l’Education Nationale français.
Surnom
mérité par sa taille : 51 % des emplois de l’Etat, 1ier budget
( 7 % du PIB) 1,5 million d’emplois dont 70 % de femmes ( 9 % des femmes
actives) ;
le
mammouth est féminin !
Et il a
une solide réputation de fossile vivant, refusant depuis 30 ans toute
réforme, de Droite comme de Gauche .
L’heure des bilans :
Peut-être
ébranlé par la contestation masculine, les Etats Féministes commencent à
faire des bilans. Après « D’Egale à égal » au Québec, puis « 20 ans
d’évolution des métiers », la France sous la plume de Fabienne Rosenwald
vient de se pencher sur : « Filles et garçons sur le chemin de
l’égalité ». Ce fut la base de mon étude. Sauf que mes conclusions
divergent fortement de la langue de bois officielle .
Etat
des lieux :
a)
les emplois :
1982 :
922 000 ( dont 61 % de femmes) ; 2002 : 1 120 000 (64 % de femmes)
Une
croissance de 21 % à 75 % féminine. Dans le même temps, la population
française a cru de 9,8 %. Et il faut ajouter les emplois annexes :
assistantes scolaires en Maternelles, femmes de ménages, surveillant(e)s,
orthophonistes…
Près de
500 000 emplois supplémentaires dont 70% de femmes.
b)
les usagers :
1982 :
13 500 000 élèves ; 2002 : 14 312 000 ( 24 % de la population)
Paradoxe :
Moins
d’enfants , mais plus d’élèves.
De 1980 à
2000, les naissances ont diminué, mais on a allongé la scolarité par les 2
bouts.
-
entrée des enfants à 2
ans en maternelle
-
objectif des 80 % d’une
classe d’âge au Bac.
Mais
s’agissait-il d’avancées pédagogiques réelles ou de tentatives de
camouflage des problèmes posés par l’irruption du Féminisme dans
l’économie ?
Remarquons que l’entrée des enfants dès 2 ans à l’école représente une
solution
de garde peu onéreuse
(quoique inadaptée aux jeunes enfants) pour les femmes au travail.
Et que
l’allongement des études crée un
véritable parking à chômeurs
pour
les jeunes qui retardent
d’autant leur entrée sur le marché du travail , au moment où des millions
de femmes y pénètrent !
Pure
coïncidence sans doute !
Cerise
sur le gâteau : la solution passe par l’embauche préférentielle et massive
de femmes dans l’éducation !
Coût
des solutions féministes :
Depuis
1974, la dépense excède la croissance du PIB ( 2,5% / an pour l’E.N. ; 2,1
pour le PIB ) soit 70% de dépenses en plus en 28 ans ( en francs constants
)
Un
raccourci saisissant :
De 1997 à
2002, 150 000 élèves de moins, 132 000 emplois de plus et 13 Milliards d’€
supplémentaires !
Sans
compter les dépenses à la charge des collectivités locales (locaux,
entretien)
Et l’Education
Nationale manque de moyens !
Les
résultats :
Le Bac :
rappel ; l’objectif est de
80 % d’une classe d’âge au Bac
1980 : 27
% d’une classe d’âge au Bac. Parmi eux, 62,5% des candidats garçons sont
admis et 64,9 % des filles :
la quasi parité !!!
2006 :
64% d’une génération a le Bac : 59 % des gars et 70 % des filles :
les filles dominent les gars ! On a perdu la Parité.
Les
femmes de l’enseignement sont bien au service des filles !
Les
sans diplômes :
Parmi les
personnes nées dans les années 1950, 30% des femmes et 28% des hommes
n’ont pas de diplôme :
quasi-parité
Parmi les
personnes nées dans les années 1970, 10% des femmes et 15 % des hommes
n’ont pas de diplôme.
On a perdu la parité, au profit des femmes !
Les
plus diplômés :
Parmi les
personnes nées dans les années 1960, 12,6 % de femmes et des hommes ont un
diplôme supérieur : parité
parfaite !
Parmi les
personnes nées dans les années 1970, 24% des femmes et 18% des hommes ont
un diplôme supérieur.
Parité perdue, au profit des femmes !
Les
retards scolaires :
Il naît
105 gars pour 100 filles. En 6ième, 74% des filles n’ont pas de
retard, pour 66% des gars. En 3ième, c’est 62 % des filles et
53 % des gars. Les filles sont devenues plus nombreuses que les gars. Les
¾ des disparus sont des gars !
Nulle ne
s’en soucie !
Tests
internationaux à 15 ans ( PISA):
Un bon
niveau de lecture conditionne toute réussite, même en maths.
Niveau le
plus élevé : 10,5 % de filles / 6,4 % de gars
En
difficulté : 10 % de filles / 20,5 % de gars
En grave
difficulté : 4% de filles / 11 % de gars
Aucun
programme de rattrapage pour les gars. Par contre , les filles accusant un
léger retard en maths, des aides spécifiques sont faites en leur
faveur !!!
Université :
Hors IUT,
l’université en 1985 accueillait au 1ier cycle 58 % de femmes,
au 2ième cycle 53 % et au 3ième 40 %. En 2001, ces
proportions sont devenues 59%, 57% et 50%.
En
attendant mieux ?
Car il y
a déjà 65% de femmes en Droit, 77% en Lettres, 70% en Sciences
Humaines,65% en médecine et pharmacie et près de 80% dans les IUFM
(formation des maîtres ) ou à l’ENM (futures magistrates).
Et
comment inverser la tendance sans politique volontariste de l’Etat ?
Conclusion :
Je cède
ma plume à la rapporteure :
« Les
filières peu féminisées évoluent vers plus de parité, ( ex : les
ingénieurs); en revanche les filières déjà féminisées (études littéraires)
attirent encore plus de femmes, ce qui conduit à moins de parité…
Depuis
les années 70, le licencié est
une licenciée ;
depuis les années 85, le
titulaire d’une maîtrise
est une titulaire ;
depuis les années 95, le diplômé d’études supérieures spécialisées (DESS)
est une diplômée, mais le
doctorant et l’ingénieur sont toujours des hommes. »
Ce texte
confirme mes déductions : on tourne le dos à la parité pour ne promouvoir
que les femmes.
D’autre
part, ses accents de conquête sont indéniables: comme dans l’hymne
national,
« Aux
armes citoyennes, l’étendard sans glands féministe est levé,
Qu’un
sang mâle impur abreuve nos sillons ! »
L’Education
Nationale française est bien vue comme une machine de guerre féministe où
l’Etat met des femmes au service des filles.
Quelqu’en
soient les coûts pour les garçons , le pays ou …la parité !