20
ANS de PARITE : BILAN.
Dans mon étude « D’Egale
à égal » (Condition Féminine Québec ), on distinguait des tendances, à
travers des pourcentages. Il était clair que l’évolution féministe
tournait le dos à l’objectif officiel de parité : Majorité de sans
diplômes chez les garçons / de sur-diplômées chez les filles +
féminisation croissante des métiers déjà très féminisés !
Ce fut avec joie que
je découvris sur le site :
Travail-solidarité.gouv.fr le rapport intitulé :
« 1982 / 2002 :20 ans
d’évolution des métiers » avec statistiques genrées concernant l’ensemble
de la population active française sur 20 ans .
Mon étude ne prétend
pas être parfaite ni exhaustive. J’espère seulement ouvrir une voie
nouvelle que d’autres amélioreront. Mais mes conclusions sont formelles :
Les systèmes
socio-économiques qui ont permis les 30 Glorieuses ont
déjà disparu.
Un nouvel ordre
socio-économique féministe
est déjà largement en place et le calvaire des pères divorcés n’est qu’une
de ses conséquences, sans doute pas la pire !
Méthodes
d’analyse :
L’étude détaillée des
métiers majoritairement masculins ou féminins fait apparaître 2 mondes.
D’un côté, le monde masculin de l’outil, de la production,
de l’autre, le féminin, celui du stylo, de
la gestion et de l’entretien : les Services.
Sur une liste de 73
métiers, j’ai donc sélectionné :
Emplois de
production : agriculteurs,maraîchers, marins-pêcheurs, ouvriers ou
techniciens industriels, mais aussi bouchers, boulangers, cuisiniers…(qui
élaborent des produits) ou artisans.
Emplois de Services :
les gestionnaires ( fonctionnaires, employés…),services à la personne (
coiffeurs, Assistantes maternelles, aides soignantes…) services aux
entreprises (Techniciens de Banque-assurance, secrétaires…) mais aussi
agents des transports, du tourisme, de l’action sociale… ou Armée, police
et pompiers.
Puis je les ai classés
par salaires moyens, des plus bas aux plus hauts.J’ai décidé alors de
créer un 3ième monde qui s’apparente aux services, mais à un
bon niveau de salaire : celui des cadres, dirigeants, professions
libérales, ingénieurs, informaticiens chercheurs, enseignants ou
infirmières, à la fois producteurs et gestionnaires.
Enfin, j’ai totalisé
les femmes et les hommes dans chaque branche.
Principales
évolutions :
Il apparaît alors une
effarante ségrégation sexuée des emplois.
En 2002, le monde
productif regroupe 8,3 millions de personnes dont 83,3 % d’hommes ;
et le monde des services 10,7 millions dont 68,4 % de femmes. Plus
étonnant encore, l’évolution tourne le dos à la
Parité !
En 1982, le productif
comptait 80,3 % d’hommes et les services
66 % de femmes : la ségrégation augmente !!!
Dernier constat :
En 1982, le productif
comptait 8,1 millions d’hommes et près de 2 millions de femmes. En 2002,
c’est 6,9 millions d’H et 1,4 millions de F. En 20 ans, les hommes ont
perdu 1,2 millions d’emplois et les femmes environ 600 000.
Dans le même temps,
les services ont gagné 2,4 millions d’emplois : 1,8 pour les F et 600 000
pour les H. Les services ont donc gagné 24,2 % d’emplois, dont les ¾ pour
les femmes.
Comparons. En 20 ans,
la population française de la métropole a cru de 9,8 % .
Pour résister à la
concurrence des pays émergeants, on a massivement supprimés des postes et
rationalisé la production.
Par contre, on a
massivement créé des postes non-productifs
destinés aux femmes !
Est-ce une bonne
politique économique ?
Dans un premier temps,
cela résorbe le chômage. Mais, au final, le prix des services retentit
forcément sur le prix des produits (ne serait-ce qu’à travers les impôts
et les charges sociales ) et les rend non compétitifs ! Il faut à nouveau
rationaliser la production… et le cercle vicieux s’installe… et continue
toujours !
Quel a été le point de
départ de cet engrenage infernal ? La concurrence des pays émergeants ? Ou
la mise en place d’une économie féministe ?
Pourquoi une telle
politique ?
Par idéologie
féministe !
Pour réaliser « la
libération » des femmes préconisée par le féminisme, il est nécessaire
qu’elles acquièrent leur indépendance économique par le travail.
Seulement, la plupart des femmes ne veulent pas quitter le confort, même
relatif, de leur foyer pour se « réaliser » comme ouvrière à la chaîne !
Elles préfèrent un emploi de bureau ou d’enseignante, si possible à temps
partiel, qui leur donne une position privilégiée au foyer
et l’indépendance financière.
2 preuves :
1) pénétration
différenciée des femmes dans les métiers masculins selon le niveau :
ouvriers non
qualifiés : 1982 : 70, 5 % d’H / 2002 : 72,5 % d’H (- 2% de F)
ouvriers qualifiés
1982 : 91,7 % d’H / 2002 : 89,5 % d’H (+2,2 % de F )
Techniciens de
production : 1982 : 92,9 % d’H / 2002 : 88,2 % d’H ( + 4,5 % de F )
Donc elles désertent
les bas métiers d’hommes et investissent les meilleurs. C’est encore plus
évident au niveau des cadres ou dans les métiers déjà très féminisés.
exemple
Techniciens de gestion
(Banques, Assurances …) 1982 : 59,6 % de F / 2002 : 67 % de F ( + 7,6 % de
F )
Donc , elles
choisissent en priorité des emplois de gestion dans les services ou
l’industrie, renforçant ainsi la ségrégation sexuée ( ensuite reprochée
aux hommes !) ce qui en définitive aboutit à l’exclusion des hommes
(perte de 15 000 emplois d’hommes techniciens de gestion en 20 ans )
2) étonnante
résistance de la ségrégation des tâches ménagères :
En 20 ans, à part un
plus fort investissement des pères vis à vis des enfants, la répartition
est restée quasi inchangée.
En particulier, les
hommes effectuent en moyenne 2h de travail professionnel de plus
que les femmes/ semaine et les femmes 2h de plus de travaux ménagers.
Pourquoi les
Politiques adhèrent-ils au féminisme ?
J’ai comparé
l’évolution des emplois avec celle de la population française en
Métropole.
En 1982, la France
comptait 54 296 000 habitants et 59 659 000 en 2002.(soit 9,8 % de +)
Dans le même temps, le
nombre de femmes a augmenté de 10,3 % et les hommes de 8,5 %.
En 2002, il y
avait 1,7 millions de femmes de plus que d’hommes (c’était 1,3 million en
1982 ) et ce chiffre croit depuis 1973. En 2002, 54 % du corps électoral
était féminin et l’écart
augmente !
On comprend mieux
l’intérêt des hommes politiques pour le féminisme… et l’intérêt du
féminisme pour sauvegarder cet écart à coup de campagnes de prévention
pour la santé des femmes ( cancer du sein / rien pour la prostate !)
D’autre part les lois
sur la contraception et l’avortement, ont fait des femmes les véritables
« cheffes de famille »
Soyons clairs ! Les
femmes, dans notre société, sont en position d’exercer un véritable
chantage à la (non) reproduction !
De plus, le féminisme
leur a donné un pouvoir économique
prépondérant.
Les femmes sont à
l’origine de 80% des dépenses dans un couple et elles influencent 90 % des
achats du couple !
Merrill Lynch a créé
un indice des prix à la consommation spécial pour les femmes . Il a été
supérieur à celui des hommes ces 10 dernières années !
Comment un
Politique (homme ou femme ), pourrait-il résister aux diktats féministes ?
Voilà pourquoi
l’idéologie féministe a remplacé toute rationalité socio-économique !